VIVRE A
SAINT-MARTIN-DE-BIENFAITE LA CRESSONNIÈRE

Un village en Normandie

 

 

 

4 / 6 - HISTOIRE DE LA CRESSONNIÈRE

1921 - 1929

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Dernière mise à jour le :
Octobre 2010

 


Hommage aux Poilus.

" Ils sont partis vaille que vaille
Mourir quatre ans dans les tranchées "

Curieusement, il faut attendre novembre 1921 pour établir la liste des combattants de 14/18.

Dix sept jeunes hommes de la Cressonnière furent mobilisés.
Onze furent tués.
Six seulement sur les dix sept eurent la chance de revenir au village !

En 1924, il est envisagé d'apposer dans l'église et la mairie des plaques commémoratives des enfants de La Cressonnière tombés au champ d'honneur.
Leur financement sera réalisé par souscription à domicile. Il sera collecté 943F auprès de 36 donateurs.
Les plaques seront posées le 1er Juin 1924.

Natalité
La guerre à une immédiate répercussion négative sur les naissances.

" Le soldat qu'attendait Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a vu tomber "

Le Conseil s'inquiète de la faiblesse du nombre des naissances en France.
- " Cela compromet gravement la puissance économique du pays.
Elle entretien puissamment en Allemagne des idées de revanche et que par suite elle met en danger le maintien de la paix que tous le Français désirent ardemment."

L'importance de l'eau.

Les conflits pour l'eau sont nombreux :

Juillet 1921.
Le régisseur du château a commencé de faire établir une clôture le long du chemin de la source de la ferme et donc le long du ruisseau.
Le maire rappelle que les lits des cours d'eau non navigables ni flottables appartienent aux deux rives.
L'établissement d'une clôture sur la banquette d'un chemin constitue une usurpation du domaine public et que la clôture visée, si elle était tolérée, aurait pour effet d'empêcher l'accès au ruisseau.

. . . Les modifications apportées à la banquette interdisent l'accès à l'abreuvoir public et obligent les cultivateurs qui viennent puiser de l'eau à avoir recours à l'obligeance des fermiers dont les herbages sont traversés par des cours d'eau.

. . . La canalisation établie sous le chemin n° 19 en amont du gué, sans autorisation il y a plusieurs années, pour conduire l'eau à la ferme située de l'autre côté du chemin n'étant pas étanche, le chemin rural est impraticable, même en période de sécheresse.

Octobre 1921
Le régisseur du domaine du château a tenté de clôturer le sentier qui part du chemin de Cernay à la Cressonnière, à quelques pas du carrefour du chemin de Meulles, pour donner accès à la source.
Les eaux de cette source sont les seules potables et salubres qui, dans la commune, puissent servir aux habitants.
Cette source, placée sous le patronage de Sainte Marguerite et Saint Claude, a, paraît-il, des propriétés curatives qui attirent de tous les coins du département.
L'usage du sentier et de la source n'ayant, précédemment, jamais été contesté au public de mémoire d'homme, il convient d'étudier s'il n'y aurait pas lieu de revendiquer tout au moins la jouissance par servitude, ainsi comme cela vient de se produire à Saint Martin de Bienfaite pour la source de la Balletière.


L'étroit chemin qui mène à la source Saint Claude, dont il est question ci-dessus. Photo YB Octobre 2010

Les choses de la vie.

1922
A l'unanimité, le Conseil rejette la proposition de M le Préfet de rattacher la commune au réseau téléphonique départemental.

M le Maire d'Orbec réclame la somme de 120F pour l'intervention de la Cie des Sapeurs Pompiers qui, le 2 juin 1922, a envoyé 10 hommes pour extinction d'incendie dans les bois dits : Brière l'Abbé. La commune réglera cette somme et la réclamera d'urgence au propriétaire.

La valeur des choses.
La commune révise les valeurs assurées des biens communaux :
  • Bâtiment du presbytère 30.000F
  • Église et sacristie 100.000F
  • Archives de mairie 5.000F
  • Mobilier, linge d'église 5.000F
  • École, mobilier scolaire 300.000F
(A peu près : 1F de 1922 égal un Euro de 2009).

Petits boulots.
Le Conseil prend connaissance d'un courrier de M Jehan, porteur de dépêches du bureau de poste de St Martin-de-Bienfaite.
Il existe aussi des postes, très modestement, rémunérés : gardien du cimetière; gardien des objets du culte; afficheur; appariteur.

Assistances sociales.
Le conseil examine et accorde, ou refuse, différentes aides sociales :
  • Assistance aux vieillards infirmes et incurables (Loi du 14 juillet 1905)
  • Assistance aux femmes en couche
  • Assistance médicale gratuite (Loi du 15 juillet 1893)
  • Allocation pour allaitement maternel
  • Secours pour les familles nombreuses
  • Allocation militaire (pour les veuves de poilus)
  • Retraite ouvrière
Le conseil peut aussi accorder, à titre exceptionnel 1 cordée de bois et 50 bourrées ou encore 6 livres de pain par semaine.
Il peut aussi allouer 235F pour régler des frais d'obsèques d'une personne, ou d'un cercueil d'enfant pour 75F, ou prise en charge des fournitures scolaires pour enfant orphelin ou indigent.

1925

Mais où est donc passé l'harmonium ? Enquête.
  • Début janvier 1924 le maire constate la disparition de l'harmonium de l'église.
  • Dans un courrier, M Daniel de Noinville affirme :
    - " Les acquéreurs du château n'ont aucun droit sur l'harmonium que j'ai laissé pour l'Église et je suis même désagréablement surpris d'apprendre qu'il a disparu. "
  • Consulté, M l'abbé Leroy, desservant de l'église de la Cressonnière, a placé l'harmonium au château parce que l'humidité le détériorait dans l'église.
  • Lorsque M Coiseur était locataire au château, l'harmonium y était encore.
  • A son départ, il aurait laissé cet instrument à la garde de M Nicolas Legrand, gardien du domaine de la Cressonnière pour le compte de MM Brouard et Boulay.
  • De ces trois personnes interrogées par courrier, seul M Boulay a répondu qu'il ne l'avait jamais vu.
  • Me Léa, notaire à Lisieux, chargé par les nouveaux propriétaires de procéder à un état des lieux, a affirmé qu'à ce moment il n'avait pas vu d'harmonium dans l'immeuble.
  • MM Grip et Servy, conseillers municipaux, ont déclaré qu'ils avaient participé au déménagement du mobilier de M Coiseur, en présence de Me Binot, huissier à Orbec. Ils n'ont pas souvenir d'avoir vu l'harmonium.
  • M
  • Cependant, il se pourrait que M Emile Colette, domicilié à Cernay, qui les aidait, ait pénétré dans la pièce ou l'harmonium aurait pu se trouver.
  • Fin de l'enquête :
  • L'harmonium a été expédié a M Brouard à Saint-Malo et, à son insu, un gardien de celui-ci a cru devoir le détruire.
  • La municipalité décide de consulter M de Noinville, donateur de l'harmonium, avant d'envisager l'opportunité d'un procès civil.
1927

M Barbe, locataire du presbytère, réclame une indemnité d'inondation.
[Les crues du ruisseau de la Cressonnière sont rares. Tous les 30 à 50 ans environ. Mais il peut y avoir alors 1m d'eau dans le rez de chaussée du presbytère.]

Le conseil refuse de payer les pompiers pour l'incendie de la ferme Galaup. Les ordres ayant été donnés par la bonne de M Galaup, sans l'assentiment du Maire ou de son Adjoint.

Ci-après le modeste budget de la commune.
La gestion est prudente, il reste des sous en fin d'année.
Entre 1922 et 1927, le Franc à perdu presque la moitié de sa valeur.
Budget 1927 La Cressonnière
  En Franc 1927 En Euro 2009
Recettes 14.210F 8.131€
Dépenses 9.661F 5.552€
Solde positif 4.548F 2.602€

1929
Le Conseil se résigne au rattachement intégral de la commune au bureau postal de St Martin-de-Bienfaite, aux conditions que la distribution continue de se faire avant midi et une levée après midi.
Copie de cette délibération est envoyée à la Direction des Postes à Rouen.
Ce rattachement sera effectif au 1er janvier 1932.

En Août, le Conseil décide d'accepter la proposition du maire de St Martin-de-Bienfaite de constituer un Syndicat intercommunal d'électrification avec la commune de Cernay.

Plusieurs enfants habitants la commune ne vont pas à l'école, bien qu'ils soient en âge d'y aller.
M le Maire est chargé de faire le nécessaire pour que les enfants auxquels il est fait allusion, ne traînent plus sur les routes pendant les heures de classes, et assistent aux séances de l'école à laquelle ils sont inscrits.

Le Maire insiste auprès de M Decaen, instituteur à St Martin-de-Bienfaite, de bien vouloir conserver son poste de secrétaire de mairie, estimant que le secrétariat de mairie a presque toujours été tenu par une personne de St Martin-de-Bienfaite. Son traitement en 1929 est de 1.000F plus 200F de frais de déplacement.
M Decaen est aussi agent recenseur.

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