VIVRE A
SAINT-MARTIN-DE-BIENFAITE - LA CRESSONNIÈRE

Un village en Normandie
Hé ! Dieu, si j'eusse étudié
Au temps de ma jeunesse folle
Et à bonnes meurs dédié,
J'eusse maison et couche molle !
Mais quoi ? Je fuyaie l'école,
Comme fait le mauvais enfant.
En écrivant cette parole,
À peu que le coeur ne me fend.       Je plains le temps de ma jeunesse François VILLON - 1461

Bienfaite, présentation

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Première édition le :
8 août 2008
11h45

 

Dernière mise à jour le :
septembre 2014
11h50

 

 

Source principale :

Archives déparementales du Calvados : cote sous-série 2Mi-DM

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Témoignages+

Bulletin municipal

PETITE HISTOIRE DE L’ÉCOLE COMMUNALE DE SAINT-MARTIN-DE-BIENFAITE.

1864 - 2012

L’école communale est depuis longtemps, et encore aujourd'hui, le plus important souci des édiles Bienfaitois : elle coûte chère ! Trop chère selon leur goût. Ils ont donc toujours été réticents à financer cette école, source d’augmentation des impôts locaux si douloureusement ressentie par leurs électeurs.
Ne pas compromettre leur réélection en fâchant le contribuable, est sans doute la raison pour laquelle ils ont si souvent retardé le plus longtemps qu’ils le pouvaient les décisions indispensables pour doter le village d’une école adaptée aux exigences de leur époque.

Je rapporte ici juste un exemple pour échantillon.


I - LES BÂTIMENTS

Après Charlemagne, qui « inventa » l’école, arriva . . . Jules Ferry.

Les lois Jules Ferry sur l'école primaire votées en 1881-1882, rendent l'école gratuite (1881), l'éducation obligatoire et l'enseignement public laïc (1882). Aie ! Aie ! La municipalité bienfaitoise va devoir mettre en œuvre cette jacobine volonté politique.

Bien sûr, une école existait à Bienfaite bien avant les lois Ferry. Le registre du Conseil municipal de 1872 signale la présence à Bienfaite dès 1864 de M Debaize, instituteur.

Ci-dessous, cette carte postale nous montre l'ancienne mairie et école des garçons vers 1900. Ces bâtiments datent de 1873. Une seule salle de classe. Les filles étaient reléguées dans un autre local, quelque part dans la commune.

Pas obligatoire, inscription payante, tous les enfants ne fréquentaient pas l’école ou alors épisodiquement selon les saisons et l’urgence des travaux agricoles. Les filles encore moins que les garçons. Pour certains « élèves indigents » le coût d’inscription était pris en charge par la commune, comme l’était une partie du traitement des instituteurs.

A titre d’exemple, en 1876 huit garçons et dix filles bénéficient de cette aide communale, et sont admis gratuitement à l'école. Voici le budget annuel de l’école de Bienfaite pour cette année (1F de 1876 = 4€ de 2010 environ) :

traitement fixe de l'instituteur 200F
produit de la rétribution des élèves payants à 1F50 267F
produit de la rétribution des élèves gratuits à 0,75F 22F
complément pour atteindre la rémunération légale 511F
Total du traitement de l'instituteur 1.000F
   
traitement fixe de l'institutrice 200F
produit de la rétribution scolaire 330F
traitement éventuel pour 10 gratuits 82F
Total du traitement de l'institutrice 612F
   
Total budget annuel de l’école 1.612F

Cette dépense scolaire est couverte par une subvention départementale de 311F et une augmentation de quatre centimes spéciaux sur les quatre contributions directes. [Les quatre vieilles : foncier bâti, foncier non bâti, taxe locative, patente devenue taxe professionnelle]. Ces centimes additionnels sont en fait reconduits d’année en année.

Les petites têtes blondes : les accueillir est un casse tête pour les élus.

En 1883 l’obligation scolaire a provoqué un afflux d’élève. Conséquence, le local servant de classe des garçons ne peut plus suffire aux besoins actuels de l'enseignement. Il serait nécessaire de construire une salle de classe plus spacieuse. Pour ce projet minimaliste d’une salle plus grande, un premier devis réalisé en 1885 estime la dépense à 5.070F. Ce projet se réalisera en 1911 et coûtera six fois plus.

En 1902, la classe des filles s’abritait dans une pièce du presbytère.

L'institutrice était une sœur congréganiste. Celle-ci a déjà dépassé l'âge auquel les instituteurs publics sont appelés normalement à la retraite, et doit, à la prochaine rentrée, d'après la loi sur la laïcité des écoles publiques, être remplacée par une maîtresse laïque.

La commune ne disposant pas d'immeuble pour l'installation de l'école laïque des filles, l'Académie propose une maison actuellement à louer, au Fossard, appartenant à M Dutheil, Maire, laquelle, avec quelques appropriations, conviendrait pour assurer le service scolaire. Le loyer est convenu à 100F par an, les travaux pour 405F sont exécutés par M Solo, entrepreneur à la Chapelle-Yvon.

Autre tracas pour les élus : les élèves doivent pouvoir de se laver les mains !

En 1904, Monsieur l'Inspecteur d'académie attire la bienveillante attention du maire, sur le fait que l'école de garçons ne possède ni puits ni réservoir en canalisation pouvant fournir l'eau potable à la famille de l'instituteur et aux élèves de l'école pour leur alimentation et le service de propreté.

Le comte René de Noinville propose de donner à l'instituteur et aussi pour son école, l'eau nécessaire pour le service de propreté et d'arrosage. Cette eau provenant de son réservoir personnel serait amenée à l'école par une canalisation dont les frais seront supportés par M de Noinville. [ L'eau était pompée du ruisseau La Cressonnière et hissée dans un réservoir situé au pied de la motte féodale grâce à un bélier hydraulique fonctionnant 24h/24. ]

La classe itinérante des filles. (Suite)

En 1905, les locaux de la classe de filles loués deux ans plus tôt au maire M Dutheil se révèlent insalubres. Plusieurs familles se sont plaintes.

Le comte René de Noinville consent à céder à la commune, à titre de prêt temporaire, une école lui appartenant, située dans le bourg, correspondant à toutes les exigences d'une bonne installation.

Photo de droite, le bâtiment en question dans son état actuel.

Le bâtiment est très salubre, et composé comme suit : en sous sol, une grande remise, au rez-de-chaussée une salle de classe spacieuse, une cuisine, une salle à manger, au premier, trois chambres à coucher.
Dans la cour de récréation, une borne fontaine, un préau couvert et des cabinets. A l'extrémité de la cour, un jardin potager et un petit enclos en herbe.
Quelques conditions sont posées par M de Noinville, dont la 3° : M Loquet et Mme Pavie devront rester instituteur et institutrice de la commune. Le local est mis gratuitement à la disposition de la commune.

L’affaire des crucifix.

En 1906, les lois de séparation de l'Église et de l'État votées un an plus tôt par les radicaux sèment l'émoi à Bienfaite.

L'Inspecteur d'Académie ayant enjoint aux instituteurs d'ôter les emblèmes religieux des salles de classe, les crucifix ont été retirés.

Le maire, approuvé à l'unanimité du Conseil, a fait replacer le Christ dans les salles de classe :
L'école communale est sous la responsabilité de la commune. Le mobilier appartient à la commune :
- ". . . Le Conseil municipal s'oppose à l'enlèvement par des sieurs étrangers à l'administration communale du Christ appartenant à la commune et placé depuis un temps immémorial dans les salles de classe des écoles communales..."

Les attendus de la délibération vengeresse occupent plusieurs pages du registre.

Scolarité obligatoire.

Bienfaite est un bourg rural. Des enfants âgés de moins de treize ans sont employés aux travaux agricoles et autres, tandis que leur place est à l'école.

Pour appliquer la loi sur la fréquentation scolaire, il est demandé à M l'instituteur ainsi qu'à Mme l'institutrice de signaler dorénavant les infractions qui seraient commises.
En conséquence, l'enfant Gruché, 12 ans, est invité à rentrer immédiatement en classe et comme il est indigent, un complément de secours (3Kg de pain et 1Kg de viande par semaine) est accordé à sa famille.
L'enfant Quentin René devra également reprendre le cours de ses études et le plus vite possible.

Construction d’un « groupe scolaire » de deux classes.

En 1909, il est enfin décidé la construction d'un nouveau « groupe scolaire » moderne pour un coût de 15.500F sur les plans de M Maillard, architecte à Orbec. La facture finale sera en réalité de plus du double. Le projet prévoit la transformation et l’agrandissement de l’ancienne école de 1873.

L'administration préfectorale impose des normes et contraintes diverses qui enchérissent et retardent le projet.
Sa réalisation va demander encore deux années alors que le besoin de locaux est urgent et que les classes doivent trouver refuge dans des installations provisoires.

En attendant la construction du nouveau groupe scolaire en projet, Mme Veuve Lanquetot consent à louer à titre provisoire une maison au Fossard.
Cette maison est composée de : 1/ cuisine, salles, chambres et grenier. 2/ d'un autre bâtiment à usage de remise et d'écurie. 3/ d'un autre bâtiment à usage de buanderie, de cave. 4/ Lieu d'aisance, bûcher et pompe. Le tout renfermé dans un jardin d'une superficie de trois ares.

Dans un souci d’économies, la fête Saint Martin du 11 novembre 1911 est annulée cette année et reportée à l'inauguration du nouveau groupe scolaire.

Les vieilles tables des écoles seront aménagées pour servir de bancs. Les vieilles portes et fenêtres de l'ancienne école de garçons seront vendues aux enchères publiques un dimanche à la sortie de la messe.

Le nouveau groupe scolaire est officiellement réceptionné en 1912.

Le décompte présenté par M Maillard, architecte, pour un total de 38 127F se décompose en (1F = 3,12€) :
- Travaux : 36 311F
- Honoraires architecte 5% : 1 815F
- Total : 38 127F

Sur ces 38 127F la commune dispose :
- Subvention d'état : 9 680F
- Subvention départementale : 1 000F
- Emprunts : 18 820F
- Total : 29 500F

Il reste à pourvoir la somme de : 8 627F
Cette somme sera couverte par un nouvel emprunt.

L’école 1911 aujourd'hui, avec le bureau de poste, la bibliothèque et un logement de fonction occupé par un non enseignant. La mairie a été transférée dans l'ancien presbytère.

L’école ronde : la troisième salle de classe.

La 3ème classe de l'école élémentaire ouverte à titre provisoire en octobre 1946 fonctionne toujours dans la salle à manger du presbytère.
Ce local ne correspond pas aux prescriptions scolaires. Trop petit, mal éclairé, difficile à aérer comme à tenir propre. L'exiguïté de la pièce empêche les élèves de lire au tableau noir. Il n'existe au presbytère ni cour de récréation, ni préau, ni WC utilisables par les enfants.
Ce constat établit en 1951 montre la nécessité de la construction d'une nouvelle classe. Il faudra attendre encore cinq ans pour la réaliser.
M de Noinville, vend 40.000F à la commune un terrain de 800m2 pour la construction de la 3ème classe.

Le Ministère de l'Education nationale encourage les municipalités à faire édifier leurs bâtiments scolaires sur le modèle des prototypes agréés. Le maire propose donc de choisir le modèle école circulaire IETP : une classe maternelle, cantine, repos, un logement de fonction, pour un prix de 10.718.210F.
L'avantage des ces modèles réside dans leur rapidité de construction qui permettrait d'ouvrir la classe pour la prochaine rentrée.

La municipalité se trouve confrontée à la question du logement des instituteurs. Avant guerre un couple d'instituteur occupait le logement de l'école. Selon l'évolution de la société, le conjoint n'est plus automatiquement enseignant. Trois instituteurs imposent donc trois logements de fonction. De plus, il convient de mettre les logements existants en conformité aux normes de confort de l'époque en cours. Ce sont ces raisons qui justifient le choix de cette école ronde avec logement.

L’école circulaire sera construite en 1953 et mise en service à la rentrée de 1955 après des retards dus à des malfaçons et négligences.
L'école ronde en 1954. (Lire l'encart ci-dessous.)

L'avantage pour les gamins de cette école ronde : l'institutrice ne peut plus mettre les élèves au coin !

Découvert sur : http://archipostalecarte.blogspot.co.uk/2015/03/a-st-martin-lecole-est-bienfaite.html. Capturé le 31/03/15.

À St Martin, l'école est Bienfaite
Somme toute, une carte postale comme tant d'autres : Une petite construction circulaire est posée dans un jardinet. Le photographe est étrangement haut sans doute pour dégager le bâtiment de la clôture et donner ainsi un peu de profondeur à l'image. Où sommes-nous ?
Nous sommes devant l'école Prototype Enfantine et la Cantine scolaire de St Martin-de-Bienfaite dans le Calvados. Ce qui est curieux c'est l'appellation prototype avec toutes les majuscules ajoutées par l'éditeur Bouteller comme pour donner un sens plus fort à la construction.
Cette école appartient à une série réalisée par Bernard Laffaille et Robert Camelot et montre le génie constructif et l'inventivité de cette période pour reconstruire la France avec des objets intelligents et beaux qui doivent aujourd'hui être à nouveau regardés et aimés.
Que dans un petit village comme St Martin-de-Bienfaite puisse être posée une architecture de cette qualité, produite par l'un des plus éminents architectes et ingénieurs français comme Mr Laffaille dont on connaît la très belle église de Royan avec Gillet démontre bien que notre pays n'en finit pas de nous offrir un Patrimoine riche et passionnant dans ses résonances territoriales.
Si des ouvrages, des thèses et de nombreux articles commencent aujourd'hui à remettre sur le devant de la scène historique ce type architectural, il serait temps aussi de le sauver et de le protéger...
Un grand mouvement national en ce sens est nécessaire, une politique de conservation doit suivre, un(e) ministre de la culture doit en faire une priorité nationale avant que le désastre de l'oubli, que les petits enjeux politiques locaux, que l'inculture généralisée de notre pays pour cette période n'éteignent à jamais sous les pelleteuses ces petites pépites superbes et surtout intelligentes.
Il faudrait de la Politique. Fleur... Épanouis-toi...
On trouve sur internet la très passionnante thèse de Aleyda Resendiz-Vazquez permettant de bien comprendre l'importance de ce travail architectural et la réponse à toutes nos questions techniques et historiques :
L'industrialisation du Bâtiment, le cas de la préfabrication dans la construction scolaire en France (1951-1973) (à télécharger en PDF)
Il semble que l'école soit encore là... Pour combien de temps ?



L'école intercommunale de La Cressonnière / Cernay.

Ce très beau bâtiment a été construit en 1908 d'un commun accord entre les communes de La Cressonnière et Cernay.
Édifié à la limite des deux communes, il était initialement sis sur la Cressonnière, puis, après un échange de parcelles , il est domicilié aujourd'hui sur la commune de Cernay.

Ainsi, la commune de La Cressonnière était propriétaire de 42% de cette école.

Suite à la fusion de La Cressonnière avec Saint-Martin-de-Bienfaite en 1972, cette nouvelle entité devient propriétaire des 42%.

Cette fusion va aussi permettre la création du regroupement pédagogique entre Bienfaite - La Cressonnière, Cernay, La Croupte.

A la rentrée 2005, à la demande du rectorat qui ne souhaite plus de classe isolée, le CP qui utilisait l'école de Cernay sera regroupé à Bienfaite avec les deux autres sections.
Depuis cette date, l'école n'est plus utilisée.

En juillet 2005, le conseil municipal de Bienfaite accepte de vendre ses 42% à la commune de Cernay pour 12.000€, prix très en dessous de sa valeur réelle.

J'ignore quel usage précis a été fait de ce bâtiment par la commune de Cernay. Aujourd'hui, l'école désaffectée est habitée.

Voici pour les faits.

On peut se poser la question de savoir en quelle façon cette aliénation d'un patrimoine a été profitable à l'école de Bienfaite ?


Baraquement « provisoire » pour la quatrième classe.

2009. Le rectorat, devant l'accroissement des effectifs, a concédé l'ouverture d'une seconde classe maternelle pour la rentrée de septembre 2009. Soit, avec les deux classes élémentaires, quatre classes au total pour Bienfaite.
C'est une bonne nouvelle pour les enfants du regroupement pédagogique de Bienfaite, Cernay, la Croupte.

Hélas, isolé au hameau Varin, à la limite de La Cressonnière et Cernay, le possible local de cette quatrième classe n'est plus disponible (voir ci-dessus).
Il n'y avait donc plus de local pour accueillir cette classe supplémentaire.

Dans l’urgence, le maire a choisi ce bâtiment (provisoire ?) "classe démontable" pour loger cette nouvelle quatrième classe, installée dans la cour de récréation de la maternelle. Ce petit préfabriqué en location ne comporte qu'une seule salle, avec chauffage électrique. Pour aller faire pipi, il faut sortir et se rendre dans l'école ronde.
Pour la rentrée 2010 un élément a été ajouté, au centre, pour agrandir la salle de la classe : grande section de maternelle et CP.

Pour la rentrée 2012, un climatiseur a été installé. (La norme de renouvellement de l'air d'un local est de 15m3/heure par personne.)

Ci-dessous. Le "terrain de sports" de l'école de Bienfaite en août 2010. Sans commentaire !
On distingue, dans le fond du terrain, le portique confectionné en mars 1939 par M Benoît, métallurgiste à Orbec. Tubes acier extra-forts, six montants, hauteur 4m, 8 crochets en fer forgé. 2.000F. (880€ 2010).

Après août 2010, miracle, le terrain a bénéficié d'une rénovation partielle : tonte de pelouse, clôtures peintes en blanc, achat de buts de foot.


Effectifs
A la rentrée 2009 :
24 petite section
12 grande section + 12CP + 1 ATSEM à la journée
7 CE1 + 10 CE2
8 CM1 + 12CM2
Effectif total : 85 élèves.

A la rentrée 2010 :
28 TPS/PS/MS ; très petite section, petite section, moyenne section + ATSEM.
26 grande section et CP + 1 personne contrat à la journée.
20 CE1 / CE2
21 CM1 / CM2
Effectif total : 95 élèves.

A la rentrée 2011 :
27 TPS/PS/MS ; très petite section, petite section, moyenne section + 1 ATSEM. Mme Prévost (directrice)
19 GS grande section et CP + 1 personne contrat à la journée. [Le nom de cette enseignante a été effacé le 29/12/2012 à sa demande]
22 CE1 / CE2 Mme Letailleur
17 CM1 / CM2 Mme Marie
Effectif total : 84 élèves.

A la rentrée 2012 :
27 TPS/PS/MS ; très petite section, petite section, moyenne section + 1 ATSEM. Mme Anne-Laure Prévost (directrice)
19 GS grande section maternelle et CP + 1 personne contrat à la journée. (dans le préfabriqué) [Le nom de cette enseignante a été effacé le 29/12/2012 à sa demande].
23 CE1 / CE2 Mme Cécile Letailleur
22 CM1 / CM2 Mme Emilie Marie
Effectif total : 91 élèves.
L'équipe enseignante est inchangée depuis trois ans.

A la rentrée 2013 :
Quatre enseignantes à plein temps plus une enseignante le vendredi qui assure la décharge de direction.
82 élèves : 19 PS/MS ; 23 GS/CP ; 20 CE1/CE2 ; 20 CM1/CM2.
Le personnel communal : 1 ATSEM ; 1 contrat CAE ; 1 Emploi d'avenir ; 1 assistante de vie scolaire ; 1 cantine/bus.

A la rentrée 2014 :
Anne-Laure Prévost prend la direction pour la 6e année. Elle est enseignante à l'école de Bienfaite depuis 12 ans.
Cécile Letailleur prend les grandes sections et les CP (20)
Deux nouvelles institutrices :
Marie Duval les CE1, CE2 (17)
Elodie Gueguen les CM1, CM2 (25)
Anne-Laure Prévost les maternelles (19 dont 3 de 2 ans, 7 petits et 9 moyens)
L’équipe pédagogique compte également une ATSEM : Sylvie Cornu; une CAE : Maryline Lelias et deux contrats d’avenir : Justine Delacour et Maxime Bunost.
Mardi et vendredi APS de 15 h à 16 h 30 (Activités périscolaires) = animation musicale, EPS, atelier créatif
Un nouveau matériel depuis juin : un vidéoprojecteur.

Sur 83 élèves, 13 viennent de Cernay, 3 de La Croupte, 1 de Friardel.
Le coût d'un élève est comptabilisé à 666 €. Cette somme est facturée aux communes, autres que Bienfaite, de provenance des élèves.


A la rentrée 2016 - 2017 :
Directrice et Maîtresse des TPS/PS/GS : Anne – Laure PREVOST
Maître CP/CE1: Geoffrey LEVERRIER
Maîtresse CE2/CM1/CM2 : Elodie VILLEROY

Effectifs de l’école 2016/2017: 63 élèves

A la rentrée 2018 - 2019 :
Effectifs 60 élèves.

Horaires


Rentrée 2017 - 2018.
Retour à la semaine de quatre jours et fin des "activités périscolaires".
Horaires : Lundi, Mardi, Jeudi, Vendredi : 8h30 11h30 - 13h - 16h

02/09/2017 Suppression d'un emploi aidé.
Le maire regrette cette décision  :
« Nous n’avons pas d’autre choix que de supprimer ce poste sur lequel était une personne qui donnait toute satisfaction. Son maintien coûterait à la commune 17 000 €, non budgétisé. »
Un poste « pourtant indispensable dans cette classe de maternelle de 28 élèves, avec trois niveaux d’enseignement, dont certains enfants nécessitent un soutien spécifique ».


Horaire École primaire en 1960
. Lundi      matin 9h 12h    après midi 13h30 16h30
. Mardi      matin 9h 12h    après midi 13h30 16h30
. Mercredi      matin 9h 12h    après midi 13h30 16h30
. Jeudi     Repos  
. Vendredi      matin 9h 12h    après midi 13h30 16h30
. Samedi     matin 9h 12h    après midi 13h30 16h30
 
Soit 30h par semaine + quatre heures d'étude facultative
Et le soir il y encore les leçons à apprendre pour le lendemain
 
En 1968   175 jours d'école par an ce qui fait   1050 heures
En 2010   140 jours d'école par an ce qui fait     840 heures

Horaire Maternelle et Élémentaire rentrée 2014

   7h15
à
 8h30
 8h30
à
    11h30    
11h30
à
13h
            16h30  
Lundi  garderie     Classe    pause
méridienne
13h à 15h30

   classe   
15h30

fin de classe
possibilité de reprendre
les enfants
Pas de bus
Ramassage
scolaire
par le bus
  15h30 à18h30 

 garderie 
Mardi garderie    Classe    pause
méridienne
13h à 15h  

  classe
15h à 16h30  

APC et APS
Activités facultatives
gratuites
Ramassage
scolaire
par le bus
  16h30 à18h30 

garderie
 Mercredi  garderie    classe    11h30
Ramassage
scolaire
par le bus
       
Jeudi garderie    Classe    pause
méridienne
13h à 15h30

   classe   
15h30

fin de classe
possibilité de reprendre
les enfants
Pas de bus
Ramassage
scolaire
par le bus
  15h30 à18h30 

garderie
 Vendredi  garderie    Classe    pause
méridienne
13h à 15h  

  classe
15h à 16h30  

APC et APS
Activités facultatives
gratuites
Ramassage
scolaire
par le bus
  16h30 à18h30 

garderie

APS = Activités PériScolaires organisées par le Regroupement pédagogique intercommunal.
APC = Activités Pédagogiques Complémentaires par les enseignants, une heure par semaine.

Le ramassage en bus des élèves de maternelle et élémentaire sur les communes du regroupement pédagogique est gratuit, pris en charge par le Regroupement pédagogique intercommunal :
Saint-Martin-de-Bienfaite La Cressonnière, Cernay, La Croupte.

Tarifs et horaires garderie
Garderie de 7h15 à 9h et de 16h30 à 18h. Tarifs septembre 2010 :
7h15/7h45
1€
7h45/8h15
0,80€
8h15/8h45
0,50€
8h45/9h
gratuit
16h30/16h45
gratuit
16h45/17h15
0,50€
17h15/17h45
0,80€
17h45/18h
1€

Cantine
Tarif cantine 2011/2012 : 3,10€ pour les maternelles ; 3,30€ pour les élémentaires.

Tarif cantine 2012/2013 : 3,10€ pour les maternelles ; 3,30€ pour les élémentaires.
67 enfants sont inscrits à la cantine. (150 repas par semaine en moyenne)

Tarif cantine 2013/2014 : 3,10€ pour les maternelles ; 3,30€ pour les élémentaires.

Une fois par trimestre la société Agroqual effectue des prélèvements pour analyse bactériologique.

Cantine de 11h30 à 13h. Les repas sont confectionnés sur place.


II - QUEL AVENIR POUR L'ÉCOLE COMMUNALE ?

2017

Avec les pédagogistes à la Najat !


Photo Ouest-france.fr Publié le 25/05/2017

Déculturation.

Pour les petits Bienfaitois, devenus rastafari, la coiffure dreadlocks n’aura plus de secret.
Pour apprendre à lire, écrire, compter, on verra plus tard.

Déculturation (Perte de tout ou partie de la culture traditionnelle au profit d'une culture nouvelle.)


Source : CNESCO (Conseil national d’évaluation du système scolaire)
https://www.cnesco.fr/fr/lecture/bilan-des-acquis

Des acquis très fragiles à la fin du primaire

39 % des élèves sont en difficulté à la sortie de l’école primaire
Selon l’étude Cedre de 2009, ces élèves ne sont pas capables, à la sortie de l’école primaire, d’identifier le thème ou le sujet principal d’un texte, de comprendre les informations implicites d’un texte et de lier deux informations explicites séparées dans le texte.

Seuls 29 % des élèves sont capables, à la fin de l’école primaire, de repérer les idées essentielles d’un texte pour le résumer.

- " Des maîtres que les élèves ne respectent plus, l’éducation qui se préoccupe plus des préjugés du genre à détruire que des fondamentaux à enseigner sont les signes impalpables d’une société qui ne se sent pas mourir."

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2014

Une commune qui n'investit pas dans son école, prend le risque de la perdre.

Les maires de nos petites communes, sous la pression immobilière, accordent les permis de construire à la louche. De ce fait, il ne faut pas s’étonner que le nombre d’élèves aille en progressant tant que la population continuera d’augmenter.

Trois scénarios vous sont proposés :

1er scénario / Le plus probable.
Il ne se passe rien. Les effectifs sont gérés avec les locaux actuels.
- " Après tout, 100 élèves en quatre classes, cela fait 25 élèves par classe, ce qui est acceptable." diront les maires du regroupement, qui se contenteront d'effectuer l'entretien courant et des petits travaux d'adaptation.

2ème scénario / On peut rêver.
Faute de locaux suffisants ou aux normes, des enfants de Bienfaite devront-ils devoir se rendre à l’école d’Orbec et ajouter au temps scolaire un temps supplémentaire de transport, dans un groupe scolaire surpeuplé ?
Il y a sûrement mieux à faire.

Construire un nouvel ensemble scolaire, la meilleure solution, représente-il une charge trop lourde pour les finances des trois communes du regroupement scolaire ? Dans ce cas, ne conviendrait-il pas de confier cette compétence à la Communauté de communes, dans un plan cantonal de scolarisation maternelle et/ou ?

Solution à moindre coût à portée de la commune, un réaménagement des locaux existants n’est-il pas envisageable ? Les logements, actuellement occupés par des non enseignants, peuvent être libérés et transformés en locaux scolaires.

Est-il impossible d’agrandir la petite cour de récréation élémentaire pour que les enfants puissent enfin disposer d’un vrai espace de détente bien aménagé ?

Le « terrain de sports » est une réserve foncière non utilisée. Pourquoi ?

Et puisque l’on en est à rêver, pourquoi pas une école numérique à Bienfaite ?

Allez donc voir sur ce site l’école du village de Bow, jumelé avec Bienfaite. Et faites la comparaison.

3ème scénario / Impossible ?

An 1452 de l’égire (2030 de l’ancien calendrier.)
Salam aleikoum.
L'Imam fait fonction de maire.
L’église a été transformée en mosquée.
Les barbus y ont installé l’école coranique, réservée aux garçons.
Plus d'école pour les filles, savoir repriser sa burqua est une instruction suffisante pour elles.
Les problèmes de locaux sont ainsi enfin résolus.
Inch Allah.



III - LES INSTITS : DES HUSSARDS DE LA RÉPUBLIQUE AUX PROFESSEURS DES ÉCOLES

L‘appellation « hussards de la république » des instituteurs de la 3ème République relève d’une certaine propagande politique.
La preuve, est-il convenable de classer dans cette catégorie la brave sœur Sainte Exupère, l’institutrice des filles en 1897 ?

A partir de 1998, les instituteurs sont remplacés par les « Professeurs des Ecoles » issus des IUFM. Avec les piètres résultats que l’on connaît.
Professeure (e) en novlangue bien pensante, pour les éléments féminins, majoritaires, de cette profession.

LES INSTITUTRICES ET INSTITUTEURS DE BIENFAITE.

Uniquement les noms et dates avérés dans les archives, ou par témoignages pour les enseignants d’après la seconde guerre mondiale.

1800
Le 1er fructidor, les époux Leroy, instituteurs, déclarent au maire qu'ils vont prendre leur résidence à Bienfaite et y exercer leur profession.

1873
M Debaize, instituteur pour les garçons, est en poste à Bienfaite depuis 1864.
Il a été récompensé à plusieurs reprises :
- Quatre récompenses dans l'enseignement agricole.
- Mention honorable en 1868 dans l'instruction élémentaire.
- Médaille d'argent par la Société protectrice des animaux.

Pour ses vingt ans de présence dans la commune, M Debaize est fêté comme il se doit.

1897
• Instituteur : M Loquet. [est aussi secrétaire de mairie]
• Institutrice : Soeur Sainte Exupère de la communauté d'Isigny.

1905
M Loquet et Mme Pavie instituteur et institutrice.

1919
M Decaen, qui est aussi secrétaire de mairie.
A la demande de M Decaen, pour mieux appliquer une nouvelle méthode de coéducation préconisée par les instituteurs, le maire demande l'autorisation de géminer [ Mélanger filles et garçons, un plus joli mot que la mixité scolaire ] les deux classes distinctes de Bienfaite.

Ci-dessous, le jardin des instituteurs. Le molosse qui garde l'entrée appartient au locataire du logement de fonction. Vous comprendrez que le photographe ne se soit pas aventuré plus avant dans ce jardin à l'abandon !
Photo août 2011 YB

- " Tous les instituteurs de campagne se sont servis de leurs élèves pour accomplir quelques travaux fastidieux. A la maison, c'est de cette façon qu'on écossait les haricots ou que l'on désherbait les allées du Jardin. Là-dessus, Messieurs les Inspecteurs d'école primaire ferment toujours les yeux et les parents des élèves trouvent la chose absolument normale. "
Jean L'Hote, La communale, éditions du Seuil 1957

Il est reconduit dans la fonction de secrétaire en juin 1945, date de sa mise à la retraite d'enseignant. Il était aussi secrétaire de mairie à La Cressonnière depuis 1930.
Dans sa fonction "secrétaire de mairie" de Bienfaite et la Cressonnière Mr Decaen "..se tient à la disposition du public, tous les jours d'école, en dehors des heures de classe".
Mme Decaen est encore institutrice en 1946.

1936
Mme Hugnien, épouse du chef de gare, est institutrice.

1945 - 1947
Mlle Selleret.
Après deux années d'enseignement, cette institutrice quitta Bienfaite dans de tristes conditions, à la suite d'un courrier d'une personne ". . . d'esprit assez étroit pour avoir donné à l'Académie des renseignements défavorables sur la laïcité de son enseignement."
Décidément, certains avaient du mal à se débarrasser de cette sale manie de la délation épistolaire tellement en vogue durant l'occupation !

Mme Plouin logeait dans le petit appartement du rez-de-chaussée.

1948
Mr Hérouf instituteur.

M et Mme Portet instituteur et institutrice.
Les méthodes de M Portet étaient sévères : rudoiement, coups de règle sur les doigts, bonnet d'âne, à genoux sur une marche de l’estrade etc. M Portet, qui était aussi secrétaire de mairie, s'occupait, hors du temps scolaire, des élèves en difficulté en les faisant jardiner dans son potager personnel ou, pour les garçons, réparer sa voiture. Les persifleurs prétendaient qu’il profitait ainsi d’une main d’œuvre gratuite.

Les classes étaient chauffées au bois. M Portet débitait les bûches à la scie circulaire, puis un élève les refendait à la hache. Un jour, une couleuvre, cachée sous le tas de bois, fit irruption dans la cour de récréation. Cris d’effroi des filles. Le garçon de corvée de bois ce jour là, saisit la hache et découpa le petit reptile en menus morceaux, surtout pour épater les filles. Cet acte de bravoure fut récompensé par M Portet d’une conjugaison « à tous les temps de : je ne dois pas tuer les animaux utiles. » Punition à exécuter le soir même, après les heures de classe.

Deux mois avant le certif il faisait travailler en supplément le jeudi matin (jour de repos à cette époque) les cinq ou six grands élèves qui devaient passer cette épreuve. M Portet ne présentait à l’examen, que les élèves qu’il estimait devoir réussir. Les autres élèves pouvaient se présenter en candidat libre.

Tous les anciens élèves qui ont pu témoigner, gardent de cet instituteur d'un autre temps respect et reconnaissance.

Le ménage Portet était aidé dans ses tâches ménagères par une bonne dont un des surnoms était, allez savoir pourquoi, « gasoil ».
A leur retraite, le couple se séparera, M Portet retournera (vers 1965) dans son Sud-Ouest d’origine dont il avait gardé l’accent rocailleux. Normande, Mme Portet se retirera dans l’Eure voisine.

L’école.
Cette merveilleuse école d’autrefois, sans confort, sans attrait autre que les qualités d’un maître que nous vénérions à l’image d’un dieu. Mais l’école respectait son nom. Elle nous apprenait les lettres avant la lecture, les bûchettes avant le calcul, les bâtons avant l’écriture. Elle nous initiait aux aventures de l’histoire, aux singularités de la géographie, aux étrangetés des sciences. A l’admiration des écrivains, des peintres, des artistes. Elle nous apprenait les merveilles de la digestion, de la respiration, de la circulation.
L’avons-nous aimée notre école ! Nos maîtres ! Je ne parle jamais d’eux sans que me monte une humidité de tendresse sous les paupières.

Hippolyte Gancel : L’enfant de chœur, cahiers de fidélité, mémoires d'un Normand; Charles Corlet.


1953
Mlle Boutte institutrice.

1955
En janvier, le maire proteste auprès de l'Académie pour le non remplacement de l'institutrice de la 3ème classe absente depuis le 1er décembre.
La question des remplacements est récurrente et jamais résolue de façon satisfaisante !

1957
Mademoiselle Josette Hottat qui deviendra Madame Loir.
Cette jeune institutrice, formée à L'École normale, pourvoit le troisième poste accordé par l'Académie.
Demandant, selon son droit, à être logée par la commune, elle s'installera d'abord au presbytère dans trois pièces que le curé de l'époque, l'Abbé Janicot, lui céda.

Mariée à un non enseignant, le couple s'installera dans le logement de l'école ronde.

Elle sera élue par deux fois conseillère municipale : en 1959 et 1965 sur la liste du maire René Bessin.
Personnalité affirmée, elle n’hésitait pas à donner son avis au conseil. Ce qui lui valait quelque hostilité de la part des si nombreux partisans du silence prudent.

Douce et gentille, elle était adorée des enfants. Sa réputation de bonne institutrice reposait sur le fait que tous les élèves quittaient sa classe CP/CE1 en sachant lire. Tous, même les moins doués. Hé oui, c'était possible ! (J'insiste sur le mot "tous" pour stigmatiser les défaillances inadmissibles des méthodes actuelles.)
Elle exercera 23 ans à Bienfaite.

1962
Mr Bernard Marie
Est encore en fonction en 1965
Ses anciens élèves en gardent un excellent souvenir.

1982
M Marie (homonyme de l’instituteur de 1966)
La pédagogie de cet enseignant n’est guère appréciée des parents.
De nombreux élèves sont retirés de l’école de Bienfaite pour rejoindre l’école privée Notre Dame d’Orbec.
Le Rectorat finira par muter M Marie.

2005 – 2008
Sophy Spreux. Photo Collect. part.
Elle continua la lignée des grands instits de Bienfaite; les Decaen, les Portet, Mme Loir . . .
Enseignante expérimentée, elle n’exerçait pas un métier mais un sacerdoce.

Elle est reçue au concours de directrice d'école en 1992. Elle fut alors la plus jeune directrice du Nord - Pas de Calais.

Directrice de l’école de Bienfaite depuis la rentrée 2005, elle lui a insufflé une dynamique de renouveau.
C’est avec Sophy Spreux, qui réussira à regagner la confiance des parents, que les effectifs de l’école vont progresser.

Décédée tragiquement le premier novembre 2008 dans sa quarante-sixième année, elle résidait dans la commune voisine de Tordouet dont elle était conseillère municipale.


L'équipe enseignante à la rentrée 2012.
Crédit photo : Ouest-france.fr du 1er septembre 2012.

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