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Dernière mise à jour le :
samedi 2 avril 2005
14h10

 



L'AFFAIRE DES HOPITAUX
DU NORD PAYS D'AUGE

Dix-sept petits kilomètres. Moins d'un quart d'heure en voiture. C'est la distance qui sépare Honfleur du Havre depuis la mise en service, en 1995, du pont de Normandie qui enjambe l'estuaire de la Seine.

Et pourtant, jamais les Honfleurais n'iront se faire soigner "de l'autre côté de l'eau", selon l'expression locale. Parce que le Préfet a cassé, en 1995, les velléités de rapprochement entre les hôpitaux des deux communes, au non de l'existence de deux régions.
Pas question de rapprocher un petit hôpital qui manque cruellement de chirurgiens (Honfleur), d'un centre hospitalier plus efficace (Le Havre).
Pensez donc : le premier se trouve en Basse-Normandie, le second en Haute-Normandie. L'échange de malades supposerait donc d'inimaginables transferts de postes entre régions.

En 1998, le préfet étant parti, nouvelle tentative des médecins de Honfleur : ils essaient de se rapprocher de Pont-Audemer (22km). Nouvel échec.

Huit ans plus tard le problème de l'hôpital de Honfleur est résolu : il va disparaître au profit d'un nouveau centre de soins, dit de la Côte Fleurie. Qui se situera, lui, du bon côté de la Seine, tout près de Deauville. Coût de l'opération : 60 millions d'euros. Le futur hôpital est prévu au bout de la piste de l'aéroport de Deauville-Saint-Gatien !!! Ceci au détriment de l'hôpital de Lisieux qui aurait pourtant bien besoin d'être modernisé.

C'est sur cet exemple, parmi d'autres, que s'appuient les partisans de la réunification de la Normandie.
Ils dénoncent les multiples blocages administratifs liés à l'existence de deux régions.
Et les conséquences néfastes, en matière sanitaire, de la concurrence entre capital régionales. Par exemple pour les opérations les plus lourdes, les greffes par exemples, nécessitants des moyens importants, qui pourraient être partagés entre les deux capitales. En outre le fait d'additionner les budgets hospitaliers des deux régions (1,2 milliards d'euros chacun) permettrait de dégager plus facilement le financement de nouveaux projets.
D'après L'Express 11/2003 Y.B.

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