VIVRE A
SAINT-MARTIN-DE-BIENFAITE - LA CRESSONNIERE

Un village en Normandie

"Il y a deux Normandie. On les aime, mais en faut-il deux ? "
Nicolas Sarkozy, Président de la République,devant le congrès des Maires de France. Novembre 2008.

  "Vous en avez de la chance d'avoir une région et deux présidents !"
Réflexion vacharde de Jean Pierre Raffarin, Premier Ministre, au salon de l'agriculture de Paris. 2003

Question aux élus Normands : jusqu'à quand les responsables nationaux vont-ils pouvoir se moquer de la division de la Normandie ?

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Dernière mise à jour le :
novembre 2014
12h10

 



POUR LA REUNIFICATION DE LA NORMANDIE

La vocation première de ce site n'est pas de parler de la réunification de la Normandie. D'autres sites le font très bien.
Par exemple : Lire L'Étoile de Normandie
30 novembre 2017

LE DESTIN DE LA NORMANDIE EN BALANCE: un communiqué alarmant du Mouvement Normand


Le cauchemar DELOUVRIER-GRUMBACH-ATTALI-ORSENNA-SARKOZY-RUFENACHT-PHILIPPE-MACRON... se poursuit et hante les dirigeants normands.

Le dernier communiqué du Mouvement Normand, plutôt alarmant, appelle tous les Normands de bonne volonté à la vigilance...

Source : L'Etoile de Normandie . http://normandie.canalblog.com/archives/2017/11/30/35913164.html


LE SEMAINIER DU MOUVEMENT NORMAND

COMMUNIQUE N° 260 – SEMAINE 48 – NOVEMBRE 2017

LE DESTIN DE LA NORMANDIE EN BALANCE


Il est des moments où l’avenir d’un peuple ou le destin d’une collectivité devient d’une actualité cruciale, tant les conséquences peuvent en être décisives pour des décennies. Le plus étrange, c’est que, souvent, l’opinion publique concernée n’en a pas toujours conscience. Voilà un sujet de réflexion qui peut surprendre : la cause en est multiple. Dans le cas de la Normandie, la Région – la vraie, celle qui a été réunifiée le 1er janvier 2016 – n’est pas encore totalement intégrée dans l’horizon des Normands, abusés par plus de deux siècles de démembrement de l’ancienne province en départements et par six décennies d’une calamiteuse division.

D’autre part, les questions de fond font rarement recette dans l’esprit des gens, trop habitués aux querelles locales, partisanes, subalternes. De là à dire que les questions de fond – celles qui mettent en cause l’existence même d’une collectivité – sont trop sérieuses pour intéresser la masse des citoyens et constituent une réaction dédaigneuse de la part de « ceux qui savent », « de ceux qui sont au parfum », est une affirmation que le Mouvement Normand ne reprendra pas à son compte, trop attaché qu’il est au sentiment de confiance qu’il a toujours eu dans le génie normand.

L’explication est plus prosaïque : les médias, tous les médias, les Elus, tous les Elus ne cherchent pas à instruire vraiment les citoyens des enjeux des aléas de la politique de tous les jours. Il faut du temps et beaucoup de pédagogie pour faire comprendre les tenants et les aboutissants des démarches des différents protagonistes. Hélas, les uns et les autres s’arrêtent aux petites phrases, aux polémiques éventuelles, bref, à la superficialité des problèmes.

C’est la raison pour laquelle le Mouvement Normand qui, faut-il le rappeler ?, n’est pas un parti et qui n’aspire pas à prendre un quelconque pouvoir, seulement à redonner aux Normands la volonté de maîtriser leur destin et à sauvegarder leur identité, a le désir d’informer nos concitoyens des grands enjeux du moment.

Par le truchement notamment des analyses que nous développons dans nos communiqués. Lesquels sont diffusés sur la toile à toujours plus de correspondants, tout particulièrement en direction des Elus et des décideurs. Ces analyses inspirent des réflexions et des réactions aux uns comme aux autres (c’est le but recherché) et… nous en faisons aussi notre profit. C’est ainsi que nous concevons le dialogue démocratique.

D’autre part – et ce sera le cas en l’occurrence, nous le verrons plus loin – les problèmes que nous évoquons montrent quelquefois des oppositions radicales, voire inconciliables en apparence, mais nous sommes en Normandie, c’est-à-dire dans un pays de mesure où l’on peut, comme disait Tocqueville (ndlr: en fait André Siegfried), être « violemment modéré », affirmer ses convictions sans contester « l’autre ».

Entre l’État central et la Région, il peut y avoir des oppositions de conceptions de gouvernance et cela ne doit jamais dégénérer en une remise en cause du cadre dans lequel l’une se trouve intégrée tandis que l’autre ne doit jamais oublier sa mission tutélaire de protection. Autrement dit si, en tant que régionalistes, nous nous rattachons à la tradition girondine, nous nous faisons un devoir de respecter le cadre national, contestant seulement que la faction jacobine se soit accaparée la toute-puissance totalitaire d’un centralisme exacerbé.

Des régions périphériques pensent autrement : ce n’est pas notre combat, « la Normandie est terre de France et entend le demeurer », disait l’un de nos anciens, Philippe Woodland, et nous n’entendons pas déroger à cette situation.

Enfin, et, là, nous citerons André Siegfried, « En Normandie, on considère que la vérité n’est jamais entièrement du même côté », illustration du trop fameux et mal compris « p’tet ben qu’oui, p’tet ben que non ». Dans l’exposé qui va suivre, les arguments des uns et des autres sont TOUS à considérer. On peut, on doit en préférer certains, on ne doit pas négliger les autres. Ne sommes-nous pas entre gens de bonne compagnie, à défaut de personnes de bonne volonté ?


L’ENJEU


La mer. Parce que la Normandie est d’abord une région maritime.
Avec toutes ses déclinaisons : le littoral et toutes les ressources offertes par l’Océan, l’Axe Seine, la Baie de Seine, les ports, leur hinterland, le commerce maritime et ses conséquences, tant en matière d’échanges, non seulement matériels, mais comme ouverture au monde, la mentalité maritime et commerciale…

Avec ses exigences. En matière de gouvernance. En matière de compétitivité. En matière stratégique.

Tout cela a été développé à l’envi dans de précédents communiqués : nous n’y reviendrons pas, soulignant seulement le caractère ESSENTIEL de cet enjeu pour la Normandie, d’abord, pour le reste de l’Hexagone ensuite, tout particulièrement de Paris, la Capitale, qui ne peut prétendre au rôle de ville-monde que si elle a un accès facile (disons même normal) à la mer.

Cela, c’est la théorie, le capital de situation en quelque sorte. La réalité est tout autre. Laissons parler une personne autorisée : M. le Premier Ministre en personne :

« Le modèle économique des ports doit être revu, pour faire face à la concurrence internationale tout en respectant les règles européennes qui imposent notamment d’assujettir les ports à la fiscalité de droit commun. Nous voulons aussi attirer les investissements, en refondant les règles de domanialité publique, en simplifiant les procédures administratives, en accroissant la fluidité des passages portuaires qui doivent passer à l’ère numérique, avec la digitalisation et l’intégration des systèmes logistiques et d’information, (il faut) le transport combiné et la multimodalité – un sujet stratégique bien connu au Havre » (in Paris-Normandie – 21 novembre 2017).

Ce qui signifie en clair… que ce n’est pas le cas actuellement et qu’Anvers est devenu, en un quart de siècle, le premier port français alors que les ports de la Basse Seine végétaient dans une croissance médiocre.

Ce que confirme de son côté Hervé Morin, le président de la Normandie : « En 1990, le trafic conteneurs du port d’Anvers était exactement le double de celui du Havre. Aujourd’hui, il pèse quatre fois plus alors que l’activité du port du Havre a été dans le même temps multipliée par trois. Anvers est le 14e port mondial et Le Havre est seulement le 62e » (in Le Courrier Cauchois, 17 novembre 2017).

Le diagnostic est sévère : trop d’État, trop de techniciens, pas assez d’acteurs économiques issus du territoire.

Avec honnêteté, Edouard Philippe enfonce le clou :

« Je ne choquerai personne si je dis que la France n’a pas un trafic portuaire à la hauteur de sa façade maritime, de son marché intérieur et de sa place en Europe. Et je n’étonnerai personne si je dis que si on ne fait rien, cela ne va pas s’arranger. Je ne m’habitue pas à l’idée qu’Anvers soit le premier port de France. Quand on aime son pays, quand on aime ses ports, quand on aime ses dockers, on se dit que le temps du sursaut est peut-être venu » (in Paris-Normandie, 22 novembre 2017).

Ce que le Premier Ministre ne dit pas (mais il doit le penser), c’est que l’État français n’a jamais eu une politique maritime à la hauteur, notamment du fait qu’ouverte sur quatre mers, la France devrait être la plaque tournante de la puissance maritime et commerciale de l’Europe, et cela ne date pas d’hier.


LE DEBAT


C’est Hervé Morin qui l’a lancé… après maints observateurs qui, depuis des années, énoncent des idées simples, mais justes, comme celles de M. Michel Segain, président de l’Union maritime et portuaire du Havre, qui se résument dans la formule : « Moins d’État, plus de Région, plus de privé ».

Que dit Hervé Morin ?

« Ce n’est pas à Paris que l’on sait ce qui est bon pour la Normandie, ni de Bercy ou des ministères. L’intelligence du plus dévoué des hauts fonctionnaires parisiens ne remplacera jamais la passion et la volonté de n’importe lequel des chefs d’entreprise ou Elus normands » (in Paris-Normandie, 16 novembre 2017).

Et de développer une conception « hanséatique » des ports normands, à l’instar des ports du Northern Range, en opposition à la conception « administrée » des ports sous la tutelle de l’État, dont les résultats ne sont pas à la hauteur des ambitions « mondiales » que l’on pourrait caresser. « Le Havre n’est plus un port d’État, c’est un port d’Europe, un port du monde ».

Hervé Morin, dans une plaquette explicite, énumère un certain nombre de propositions :

  • 1. Faire le choix d’une gouvernance simplifiée, reposant sur l’animation des réseaux d’acteurs économiques et portuaires.

  • 2. Connecter les ports sur notre territoire à parir du principal, à la conquête d’un hinterland ne se limitant pas à la Région parisienne.

  • 3. Créer un Etablissement Public regroupant les ports de la Basse Seine, dont la Région serait le premier acteur, aux côtés de l’État et des autres collectivités locales.

  • 4.Stimuler la nouvelle dynamique portuaire à partir de l’excellence des laboratoires de recherche de Normandie. 5.Intégrer le développement des zones industrielles dans le développement des ports.

  • 6. Développer le partenariat avec Ports de Paris et la Région Ile de France.

  • 7. Lancer de nouveaux services de fret ferroviaire, pas seulement vers Paris, mais aussi vers l’Est et le Sud.

  • 8. Favoriser les projets industriels innovants en travaillant avec l’Etablissement Public Foncier de Normandie (EPFN), qui dispose de sites appropriés, tout en respectant l’environnement.

  • 9. Créer des zones économiques spéciales dans les grands centres portuaires.
  • 10. Développer une « passion portuaire » chez tous les acteurs économiques, allant au-delà de la recherche du profit.


    L’ensemble de ces propositions (plus largement expliquées, on s’en doute) constitue , enfin, une « vision », un « objectif », mobilisant les énergies, les talents et l’innovation. C’est ambitieux.

    Présenté devant le Conseil régional réuni en séance plénière le 16 octobre dernier, puis quelques jours avant les Assises de la Mer, au Havre, le programme portuaire d’Hervé Morin a essuyé quelques critiques. Céline Brulin, du Parti Communiste, bien que partageant le diagnostic navrant des ports normands, s’en tient au dirigisme d’État et à la mise en tutelle administrative des ports de la Basse Seine. Elle se prononce contre la « régionalisation » des ports, (ironisant au passage sur le fait que, d’après les régionalistes, la Région est une solution à tous les problèmes : nous nous sentons visés, d’autant plus que cette dame, pourtant plus perspicace d’habitude, caricature notre position). Elle craint en outre une « privatisation » des ports. C’est l’antienne habituelle du Parti Communiste. Quant au leader socialiste, Nicolas Mayer – Rossignol, égal à lui-même, c’est-à-dire à un grand rien sonore, il clame contre l’évidence que les gouvernements du précédent quinquennat ont fait ce qu’il fallait pour les ports normands. Les gens du Front National craignent pour leur part que la Région n’ait pas les moyens de sa politique, mais ils ne proposent rien. Tout cela est assez navrant car nous considérons au Mouvement Normand qu’il devrait y avoir une certaine unanimité pour l’ambition portuaire normande, telle que définie par Hervé Morin.

    La position opposée, celle d’Edouard Philippe, telle qu’il l’a exposée aux Assises de la Mer ou dans ses différentes interviews, est cependant plus nuancée… en apparence et ne ferme pas le débat.

    Indiscutablement ? Et c’est un point d’accord avec le Président de la Normandie, le Premier Ministre veut libérer le dynamisme des ports en assouplissant les règles de la fiscalité, de la domanialité publique, en simplifiant les procédures administratives, en accroissant les fluidités, notamment par le numérique, la digitalisation, en instaurant la multimodalité et le transport combiné. Il n’est pas hostile aux expérimentations.

    On est tenté de demander avec quel argent ? , avec « quels investissements de la part de l’État » ?

    C’est sur le positionnement de l’État dans la gouvernance des ports qu’Edouard Philippe développe une théorie singulière.

    « Tous les ports ont la même importance symbolique et historique. Mais cela ne veut pas dire qu’ils ont tous les même vocation » (in Ouest-France, 22 novembre 2017) et de préciser « Il existe trois systèmes portuaires qui ont clairement un intérêt européen et international et qui, pour cette raison, doivent demeurer dans le giron de l’Etat ». Il ajoute (in Paris-Normandie, 21 novembre 2017) : « Il existe des axes d’intérêt européen. C’est vrai pour l’Axe Seine, avec Marseille, et c’est vrai pour l’Axe Dunkerque - Calais ». Pour ces ensembles il faut assumer une stratégie nationale qui a manqué jusqu’à présent ».

    Autrement dit, en ce qui concerne les ports de la Basse Seine, c’est un « niet » pour une régionalisation de leur gouvernance. Tout au plus le Premier Ministre souhaite – t- il que la Région et les acteurs économiques soient plus associés à la gestion. Pour les autres ports, « l’État est prêt à confier plus de ports aux Régions ». Il faudrait en outre qu’il y eût une meilleure coordination entre les trois grands ensembles portuaires et les autres ports…

    L’avancée – si avancée il y a – est timide. On est loin de la conception hanséatique évoquée par Hervé Morin et rien ne dit que la pratique consistant à nommer des hauts fonctionnaires techniciens en Conseil des ministres à la tête des grands ports (et à les changer tous les trois ou quatre ans!) sera remise en cause. La seule concession finalement est l’introduction de plein droit des Régions dans les conseils de développement ou de surveillance de ces ports. C’est peu. D’ailleurs pouvait-on, en haut lieu, faire autrement puisque les Régions, collectivités territoriales récentes, ont dans leurs prérogatives définies par la Loi NOTRe le « chef de filat » en matière économique ?


    « DEGATS COLLATERAUX » ?


    Nous sommes tentés d’employer cette expression, instruits que nous sommes des effets désastreux des bombardements alliés de la dernière guerre sur les villes et les populations civiles de Normandie…

    Le choix de l’État de mettre à part trois grands ensembles portuaires sous prétexte de leur importance stratégique… et de laisser les autres ports à la bonne volonté des Régions (ou autres collectivités locales) est à mettre en parallèle avec la politique d’Aménagement du Territoire qui consiste à privilégier quelques métropoles (Paris , Lyon, Marseille, Toulouse, Lille…) au détriment du reste du territoire.

    Le géographe Christophe Guilluy a parlé de la fracture territoriale en opposant les métropoles à la France périphérique. Cette dernière est plus large qu’il ne le pensait : elle inclut maintenant la grande majorité des villes qui ne sont pas désignées comme grandes métropoles. Cette politique de traitement inégalitaire dans la sollicitude de l’État à l’égard des villes (nous ne parlons même pas des territoires ruraux) se conforte donc d’un traitement inégalitaire des ports. L’État organise donc, avec plus d’énergie que de moyens financiers d’ailleurs, une fracture territoriale grosse de toutes les dérives que cela va engendrer.

    Allons plus loin concernant la Normandie.

    Puisque manifestement la pseudo – métropole de Rouen Normandie ne figure pas dans le « Top Five » des grandes métropoles couvées avec gourmandise par l’État, il y a lieu de craindre que la métropole, à savoir Paris, ne veuille s’étendre, notamment dans l’Axe Seine. Dans l’interview du 21 novembre de Paris-Normandie, Edouard Philippe répond à la question suivante :

    - « Le Président Macron a évoqué le rattachement de l’Eure, voire de la Seine Maritime, à l’Ile – de – France. Partagez-vous cette vision de la géographie ? »

    - « Nous sommes nombreux à penser que la Région Ile de France pourrait opportunément se développer le long de l’Axe Seine, vers la mer, vers l’accès à la mondialisation. Cette idée est partagée par beaucoup de ceux qui s’intéressent à la compétitivité des territoires face à la mondialisation. Ceci étant, depuis six mois, le Président de la République et moi-même indiquons qu’il n’est pas question d’engager un grand « Meccano » institutionnel. Le Big bang’ territorial, on l’a déjà connu avec la transformation du périmètre des intercommunalités et des régions. Les territoires ont besoin de digérer les transformations passées. Mais si des initiatives conformes à l’intérêt général se font jour au niveau local, nous les regarderons avec bienveillance ».

    Voilà qui est clair… et inquiétant.

    Le Mouvement Normand, depuis quelques mois, avertissait ses interlocuteurs sur le danger d’un Axe Seine, cheval de Troie d’une expansion de l’Ile – de – France au détriment de la Normandie. Allait-on remettre en cause la toute récente unité retrouvée de la Normandie ? Nous avions à la fois tort et raison.

    Tort, parce qu’il n’est pas question POUR L’INSTANT de revenir sur le périmètre des nouvelles régions.

    Raison, parce que la manœuvre est plus subtile : les territoires, selon la mentalité Macron – Philippe, on s’en fiche. Ce qui compte, ce sont les fonctions qui peuvent être développées dans chacun d’eux, non pas pris globalement, mais selon « l’utilité » de leur partie la plus intéressante.

    En l’occurrence, il y aurait la « Normandie utile » - dénommé Axe Seine -, le reste étant laissé à son médiocre développement endogène. Cette Ile – de – France – qui pourrait elle aussi perdre son nom – serait une grosse agglomération Paris – la Mer, avec une gouvernance d’État (attendons de voir ce que la Conférence du Grand Paris va sortir à ce sujet), à laquelle s’adjoindrait l’ensemble portuaire de la Basse Seine élargi en HAROPA (plus que jamais Harbours Of Paris…), dont la gouvernance serait elle aussi d’État.

    Sur le papier, la Normandie continuerait d’exister, mais dépourvue de tous les pouvoirs de gestion sur ce qui pourrait en faire la puissance. Une telle « régionalisation » serait un leurre.

    Il se trouve toujours des milieux économiques, incapables de voir autre chose que leurs petits intérêts à court terme, pour trouver séduisante la tentation métropolitaine parisienne,
    mais les Normands, si toutefois on les informe vraiment des dangers de la mise en tutelle parisiano-gouvernementale, ne devraient pas céder aux sirènes du lâche abandon d’une gouvernance régionale efficace et de la nécessaire solidarité entre tous les terroirs normands.

    Telle est la voie que le Mouvement Normand entend indiquer aux Normands : RESISTER aux tentations mortifères, ASSUMER nos responsabilités de citoyens d’une Région pleinement dotée de tous les pouvoirs d’une vraie collectivité territoriale, libre de toutes les tutelles qui ne sont pas régaliennes. Ce combat n’est pas facile : il vaut d’être mené.

    DIDIER PATTE

    25 novembre 2014

    Cette date pourra rester comme la date officielle de la "Réunification de la Normandie"...

    L'époque d'un léopard solitaire nageant dans la Seine contre le courant au risque de la noyade pour rejoindre Paris est révolue !

    De même l'époque où un demi-drakkar bas-normand prenait le large vers la Bretagne au risque du naufrage s'achève heureusement !

     

             Vivent nos cats !

     

    Bon ! Ce n'est pas encore gagné ! Il reste à voir ce que vont en faire nos politiciens locaux.
    Le plus difficile va commencer.

    Tableau. Les votes des députés Normands au scrutin public sur l’ensemble du projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral (deuxième lecture).

    Calvados
    Nicole AMELINE UMP Contre
    Isabelle ATTARD Ecologiste Contre
    Laurence DUMONT PS Pour
    Philippe DURON PS Pour
    Alain TOURRET PRG Pour
    Clotilde VALTER PS Pour
    Manche
    Philippe GOSSELIN UMP Contre
    Geneviève GOSSELIN-FLEURY PS Pour
    Gwénhael HUET UMP Abstention
    Stéphane TRAVERT PS Pour
    Orne
    Yves GOASDOUÉ PS Pour
    Véronique LOUWAGIE UMP Contre
    Joaquim PUEYO PS Pour
    Eure
    Jean-Louis DESTANS PS Pour
    Franck GILARD UMP Contre
    Bruno LE MAIRE UMP Contre
    François LONCLE PS Pour
    Hervé MORIN UDI Abstention
    Seine maritime
    Guillaume BACHELAY PS Pour
    Christophe BOUILLON Ps Pour
    Dominique CHAUVEL PS Pour
    Valérie FOURNEYRON PS Pour
    Estelle GRELIER PS Pour
    François GUÉGOT UMP Contre
    Sandrine HUREL PS Pour
    Luce PANE PS Pour
    Édouard PHILIPPE UMP Pour
    Catherine TROALLIC PS Pour

    Si le découpage gouvernemental en 13 régions tombe à pic pour la Normandie, il n'en n'est pas de même pour certaines autres "nouvelles" régions. Ce projet a soulevé de nombreuses oppositions dans l'hexagone.

    Le tableau ci-dessus peut laisser à penser au traditionnel clivage PS majorité gouvernementale / UMP minorité d'opposition, qui se vérifie au niveau national dans ce scrutin.
    La vérité pour la Normandie est plus complexe.
    Ainsi, certains députés PS qui ont voté "Pour" sont des convertis de fraîche date. La discipline de vote du groupe socialiste l'a emporté.
    Hervé Morin, défenseur de longue date de la réunification, s'est abstenu ! Sans doute a t-il fait passer son rôle de président du groupe UDI, dans l'opposition, avant son rôle de député de l'Eure.
    Il reste vrai que peu des députés Normands UMP étaient de chauds partisans de la réunification. Édouard Philippe, député de la Seine-Maritime, maire du Havre et président de la communauté de l'agglomération havraise, est bien esseulé.

    Juin 2014

    La réunification de la Normandie : ça bouge enfin ! Le Président de la République François Hollande a dévoilé, lundi 2 juin 2014, la nouvelle carte des 14 régions de France.

    Si cette carte suscite des réactions diverses pour d'autres régions, Haute et Basse-Normandie devraient être réunifiées pour ne faire plus qu’une seule et unique Normandie.
    Laurent Beauvais (président du Conseil régional de Basse-Normandie) et Nicolas Mayer-Rossignol (président du Conseil régional de Haute-Normandie) diffusent, mardi 3 juin 2014, un communiqué commun :

    Nous saluons cette décision et nous engageons à la mettre en œuvre dès à présent. Très rapidement, nous allons travailler à la préparation de cette fusion dans les meilleures conditions en nous appuyant notamment sur nos coopérations. L’évolution de notre organisation doit contribuer à améliorer l’action publique et à conforter les services publics de proximité, sans augmenter la fiscalité locale.

    Au-delà des frontières administratives, notre priorité commune est claire: le développement de la Normandie. Ensemble, nous allons y consacrer toute notre énergie. Nos deux territoires sont dotés d’atouts majeurs et complémentaires qui doivent sortir renforcés de ce rapprochement. Pour y parvenir, le Gouvernement doit maintenant préciser les compétences et les moyens dont il entend doter les nouvelles Régions françaises.

    Nos deux présidents de demi-région sont désormais Normands, mais on sait bien que l'un l'était avant l'autre. M Mayer-Rossignol est un converti de fraîche date !
    Attendons, non sans quelques appréhensions, ce que vont faire nos politiciens locaux de cette belle idée.

    Le choix de la capitale, un faux problème.
    Si l'État et la Région n'ont plus de compétences communes, on pourrait avoir la Préfecture dans une ville, le Conseil régional dans une autre. Les fonctions métropolitaines peuvent se répartirent entre Caen, Rouen et Le Havre.

    Avril 2014

    Le nouveaux Premier ministre socialiste Manuel Valls a déclaré dans son discours d'investiture du 8 avril 2014 :
    - « Les Régions pourront proposer de fusionner, mais en l’absence de proposition, après les régionales et les départementales de 2015, le gouvernement proposera une carte, et elle sera établie pour le premier janvier 2017

    En janvier 2014, l’ancien député-maire de Cherbourg, Bernard Cazeneuve, alors ministre du Budget (désormais ministre de l’Intérieur), promettait dans la foulée un « bonus » en cas de fusion de collectivités locales et des dotations moindres pour les autres.
    - « Si, demain, les élus de Normandie décident de fusionner la Haute et la Basse-Normandie, nous aurons de la mutualisation, nous aurons des économies de fonctionnement et nous aurons une région, la Normandie, qui pèsera davantage dans l’Union européenne », expliquait-il.

    Le Président de la Basse-Normandie s'affirme partisan d'une fusion rapide, le Président de la Haute-Normandie renâcle.

    Janvier 2014

    Au cours de sa conférence de presse du 14 Janvier 2014 le Président de la République, parmi les sujets abordés et dans le cadre de la réduction des déficits publics, a exprimé sa volonté de revoir l'organisation territoriale afin d’en finir avec « les enchevêtrements et les doublons » sources de gaspillage de l’argent public. A cette fin a t-il indiqué « les structures seront incitées et invitées à se rapprocher » notamment les régions dont le nombre peut évoluer.

    Aussitôt, les potentats locaux ont levé les boucliers : oui mais, oui si, peut être à condition que . . . Ils ne vont pas lâcher leur fromage de bonne grâce !

    Janvier 2012

    Le périodique économique Capital dans son numéro N° 243 de décembre 2011 dénonce les gaspillages de l'État et des collectivités locales. Trois extraits concernant la Normandie.

    Basse-Normandie.
    - "50 millions. Le budget du lycée hôtelier de Basse-Normandie est indigeste.
    Entre deux options, nos élus ont une fâcheuse tendance à choisir la plus chère. Ainsi à Hérouville, près de Caen, le lycée hôtelier Rabelais doit s'agrandir pour intégrer une école de boulangerie et un internat.
    Mais au lieu de créer une annexe dans une ancienne école toute proche, Laurent Beauvais, président (PS) de la Basse-Normandie, a préféré un projet pharaonique : un nouveau bâtiment de 200 mètres de long, avec une façade censée rappeler la mie de pain. Si complexe qu'aucune entreprise ne s'en tire à moins de 50 millions d'euros. Il est encore temps de changer d'avis, d'autant qu'il faudrait aussi remettre au pot pour reconvertir l'ancien lycée, âgé de seulement quinze ans.

    Haute-Normandie.
    0,6 million. Les chers autocollants des autorails de Haute-Normandie.

    Chaque région personnalise ses TER, mais pourquoi se contenter de quelques logos ?
    La Haute-Normandie a choisi le relooking extrême. A peine réélu, son président Alain Le Vern (PS) a fait imprimer des autocollants géants (l'adresse du site internet de la région et des bulles de couleur) afin de recouvrir 40 rames de TER, moyennant 600.000 €.

    Calvados.
    0,8 million. Trou normand dans les comptes du musée de Vieux-la-Romaine.

    Le conseil général du Calvados a décidé qu'à Vieux-la-Romaine les vestiges de villas gallo-romaines valaient un musée.
    Il attire 11300 visiteurs par an, ce qui est honorable mais pas à la hauteur de ses spacieux locaux et de sa dizaine de salariés : le département a dû débloquer 800.000 € cette année pour l'aider. Chaque visiteur qui paie sont ticket 5 € coûte 71 € au département.


    Novembre 2011

    Les Alsaciens vont le faire : réunir les collectivités départementales et le conseil régional d'Alsace au sein d'une seule et même Assemblée.
    Après le Conseil Régional, les élus aux Conseil Départemental du Haut Rhin et du Bas Rhin ont voté le regroupement de ces deux départements en une seule entité: L'Alsace!!!

    Voila ce que nous aimerions voir en Normandie. Et surtout que l’on ne vienne pas nous dire que ce n'est pas possible...

    Loin de ces préoccupations vitales, deux projets chimériques agitent nos chers petits élus Normands à l’esprit si étroit :

    1/ La LGV Ligne à Grande Vitesse Paris Normandie.

    2/ Le Grand Paris- Axe Seine- Estuaire de la Seine- Pôle Métropolitains-Projet du Grenelle et autres Comités-Associations aux titres ronflants (entièrement financés par les contribuables, ben tient donc !).

    1/ Nos élus, notamment ceux des Régions en charge du transport ferroviaire, sont incapables d’obtenir aujourd’hui de la SNCF une desserte répondant aux besoins des usagers. Le service actuel de la SNCF, INTERCITE ou RER, ne cesse de se dégrader au fil des mois.

    Alors nos élus brandissent ce projet de TGV Normand (Train de banlieue à Grande Vitesse).
    En réalité ce projet onéreux est infinançable dans l’état actuel des finances publiques.

    Trois Régions sont concernées : Basse et Haute Normandie et Ile-de-France. Toutes trois dirigées par des socialistes , donc pas d’excuse du type obstacle politique.
    Mais que pèse la « Basse-Normandie » auprès du poids lourd « Ile de France » ?
    Idem pour la « Haute-Normandie ».

    Pourquoi les élus d’Ile de France financeraient-ils un projet pour le seul profit DES petites Normandies ?

    Une seule Normandie influerait infiniment plus dans les décisions.

    2/ Le Pôle Métropolitain :

    Un Pôle Métropolitain, c’est quoi ?
    Consultons le dictionnaire :
    Métropole : Ville principale d'un pays, d'une province ou d'une région; ville dont le rayonnement et l'influence lui font jouer le rôle de capitale.
    Métropolitain : Dont le siège est une métropole.

    Pôle Métropolitain = ? ? ? bla, bla,bla . . .

    26 CdC du Calvados sont concernées nous informe la presse. Qui en a décidé ainsi ? Mystère.

    Pour en savoir plus, et bien consulter le Président (te) de votre Intercommunalité.

    Voici le site de l’Intercom d’Orbec http://www.cdcpo.fr

    Si vous trouvez quelque chose à ce sujet faites le moi savoir. Merci d’avance.

    La participation de la CdC à ces Comités Théodules ne figure d’ailleurs pas dans les attributions de compétences de la CdC.

    Jeudi 18 Février 2010. Election régionales de Mars.

    Pour la réunification de la Normandie il faudra encore attendre.
    Les élus sortants qui n'ont rien fait pour faire avancer cette cause, les postulants au poste de Vizir à la place du Vizir, TOUS se foutent pas mal de la réunification.
    Une seule cause leur paraît bonne : LEUR PART DU FROMAGE.

    Quel est le bilan du Président sortant de la demi-région Basse-Normandie ?
    Dans l'hebdo l’Éveil de Lisieux-Côte du mercredi 20 janvier 2010, une confession de Laurent Beauvais président socialiste du Conseil Régional de Basse-Normandie :

    Question du journaliste de l'Éveil : Comment faire valoir un bilan de gauche ?
    Réponse de Laurent Beauvais : « On a apporté un souffle, un rythme, une allure à cette région. »

    En clair, le bilan de six années de gestion socialiste de la Région c’est ….du vent !


    Samedi 10 février 2007. Débat public de Nantes


    Le redécoupage verrait la Loire-Atlantique retrouver la Bretagne. La Vendée retrouverait le Poitou dans une région Vendée-Poitou-Charente. Les départements du Maine-et-Loire, de la Mayenne, et de la Sarthe s'associeraient avec la région Centre pour former une grande région Val de Loire.

    "Nous ne sommes pas passéistes. Notre proposition vise à des régions plus grandes, plus fortes." expliquent Jean-Yves Bourriau et Pierre-Yves Le Rhun.
    Plus de 600 élus militent avec Hervé Morin pour la réunification de la Normandie et la Charte pour la réunification de la Bretagne a été signée par 4.200 élus de toutes tendances.


    Ci-dessous, pour ceux qui affirment que la réunification coûterait cher aux contribuables Normands

    Taux d'imposition régional sur le foncier bâti. (chiffres 2005 / 2006)

    1 Corse: 1,02%
    2 Ile de France: 1,08%
    3 Alsace: 1,59%
    4 Rhône Alpes: 1,78%
    5 Provence Alpes Côte d'Azur: 1,93%
    6 Lorraine: 2,11%
    Moyenne nationale: 2,38%
    7 Pays de la Loire: 2,63%
    8 Bretagne: 2,76%
    9 Champagne Ardennes: 3,10%
    10 Aquitaine: 3,11%
    11 Poitou- Charentes: 3,32%
    12 Bourgogne: 3,42%
    13 Centre: 3,47%
    14 Limousin: 3,53%
    15 Nord Pas de Calais: 3,62%
    16 Auvergne: 3,63%
    17 Franche- Comté: 3,84%
    18 Picardie: 4,13%
    19 Midi-Pyrénées: 4,28%
    20 HAUTE NORMANDIE: 4,42%
    21 Languedoc-Roussillon: 4,59%
    Et bonne dernière...
    22 BASSE NORMANDIE: 4,8% (4,99% soit +4% en 2006)

    Bravo aux deux demi-présidents socialistes, Mrs Le Vern et Duron !!!
    La division provoque la dispersion des ressources financières régionales et le maintien à des taux élevés de toute la fiscalité des collectivités territoriales normandes...


    SIGNEZ LA PÉTITION POUR LA RÉUNIFICATION

    Ci-dessous : article paru dans OUEST-FRANCE Octobre 2006

    Le géographe Armand Frémond imagine la Normandie de demain

    Le géographe Armand Frémont préside un colloque à Cerisy-la-Salle sur l'aménagement du territoire. Il nous livre son regard normand.

    OF : Vous animez, jusqu'à lundi, le colloque de Cerisy sur l'aménagement du territoire. La "basse"-Normandie est-elle un modèle ?
    C'est une des grandes régions de la décentralisation industrielle de la France des années soixante, avec des réussites incontestables. Ensuite, ce fut la crise où elle est entrée plus tard que le reste de la France. Moulinex constitue tout un symbole à cet égard. Sur le plan universitaire et de la recherche, elle s'est imposée. Mais, cette région a le tort d'être un peu petite. À l'étranger, personne ne connaît la "basse"-Normandie. L'image, c'est aussi un problème d'aménagement du territoire. À cet égard, la Normandie connaît une crise de l'image.

    OF : Comment expliquez-vous cette crise de l'image ?

    Cela tient, en partie, du fait de la partition "basse" et "haute"-Normandie. Les politiques ont une part de responsabilité. Malgré quelques tentatives en matière de tourisme, ils n'arrivent pas à utiliser ce nom extraordinaire de Normandie. Prenez seulement le domaine des arts, du patrimoine. Que de richesses mal connues ! Il faut aller beaucoup plus loin. L'unification de la Normandie, grand projet, devrait permettre de rompre avec cet état d'esprit. Ce serait un accélérateur.

    OF : Pourquoi, selon vous, cette réunification reste toujours un serpent de mer ?

    Le sujet est compliqué politiquement, administrativement, avec des questions délicates. Caen et Rouen sont, chacune, capitales régionales. Laquelle demain en cas de réunification ? Les élus doivent se mobiliser, prendre ce problème à bras-le-corps pour essayer de le résoudre. Ce n'est pas un choix impossible.

    OF : Quel est votre regard de géographe humaniste sur la Normandie ?

    La Normandie est une région à forte identité. Le sentiment d'appartenance y est plus fort que dans d'autres régions françaises. En Normandie, on aime bien être maître chez soi, roi sur sa terre. Dans le même temps, les Normands sont légitimistes, déférents à l'égard du pouvoir central. Cela donne ce mélange assez original de sentiment de liberté et de respect total vis-à-vis de l'État. Nous n'avons pas cela dans la Bretagne voisine, plus rebelle.

    OF : Comment imaginez-vous la Normandie dans les dix ans à venir ?

    Son avenir peut s'articuler autour de trois axes. Un grand et beau projet d'une Normandie unifiée lui donnerait une force politique. Des choses sont déjà acquises : la vitalité des trois grandes villes Caen, Rouen et Le Havre. Cet ensemble métropolitain constitue une réalité incontournable qui ne peut que s'affirmer. Le second axe est économique et maritime. Port 2000 va s'imposer comme un des grands ports du nord de l'Europe. Au même titre qu'Anvers, Rotterdam, Hambourg.

    OF : Et le troisième axe ?

    Je m'interroge sur le devenir de l'agriculture normande. Va-t-elle trouver ses marques dans le cadre de la nouvelle politique européenne ? Je sens comme un frémissement. Un nouveau style de l'agriculture normande se dessine, moins productiviste qu'il ne le fut en Bretagne, plus respectueux des pratiques environnementales, avec beaucoup de qualité dans les produits. Particulièrement dans la Manche.

    Jean-Jacques LEROSIER.
    Créée et unifiée au Moyen Age par une lignée de glorieux Ducs, la Normandie a été découpée dans les années 1960 pour faire plaisir à deux petits barons contemporains, Michel d'Ornano, maire de Deauville et Jean Lecanuet, maire de Rouen. Contre toute logique ils ont obtenus de se tailler chacun un fief, une haute et une basse région.

    Depuis on cherche vainement un argument convaincant qui justifierait encore cette partition.

    En s'unifiant, la Normandie parlerait d'une vois plus forte, tiendrait mieux Paris en respect et compterait plus dans une Europe où les régions françaises sont trop petites. Elle économiserait au passage ces services administratifs qui se doublent depuis trente ans pour rien et finissent par coûter cher à force d'inutilité.

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     Novembre 2006

     Lire le texte du
    Serment d'Epaignes


     

     L'affaire des Hôpitaux du Pays d'Auge

     


     

     La psychologie du Normand expliquée aux horsains

     


     

     Comment peut-on être Normand ?