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Dernière mise à jour le :
jeudi 17 septembre 2009
21h50

 


La modeste église de la Cressonnière. Construite au XVIème siècle, aux formes ramassées, avec son solide clocher carré peu élevé, sa façade et ses murs massifs. Elle est dédiée à Notre-Dame. La fête patronale était donc le 8 septembre, jour de Notre-Dame-de-la-Nativité.
A l'intérieur, pierre tombale de dame René Rupierre, épouse de Charles de Melun, comte d'Espinoy, rappelée à Dieu en 1751, portant une devise sibylline " A qui tiens-je?" et les armoiries seigneuriales.
Pour une fois il est agréable de constater que le cadre extérieur contemporain s'est amélioré par rapport à ces photos.

 
Sous l’invocation de Notre Dame, doyenné d’Orbec, archidiaconé de Lisieux, la cure valait 600 livres et était à la présentation du patron laïque et du gouverneur d’Orbec.
Le curé Chéradame dans sa déclaration du 30 mars 1751 en vertu de l’ordonnance royale de l’année précédente mentionne comme bienfaitrice de la paroisse la Princesse d’Epinoy, de Langhac. Il donne aussi le détail des dîmes qui font son revenu :
250 gerbes de blé
80 de seigle
80 d’avoine
90 de pois
80 de vesce
70 d’orge etc..

Description de la cloche :
L’an 1836 j’ai été bénite par Maistre Pierre Le Boucher, curé d’Orbec et nommée "Louise Ambroisine" par Monsieur Louis Pierre Bonaventure Joseph Comte du Merle et Mademoiselle Ambroisine Jeanne Pauline de Monville
F. Collard, fondeur à Falaise.


Photo Jean Desbonnet 2009


La croix du cimetière restaurée en 2000.
Photos Jean Desbonnet 2009

 

 

 
A gauche, photo Elisabeth LESCROART-CASENAVE in ORBEC édition revue Art de Basse-Normandie.

La décoration de l'autel de La Cressonnière (1697) riche d'ors et de couleurs vives, s'insère dans la lancée de la "réforme catholique". Elle se veut enseignante, liturgique et mystique.

Le retable tripartite en bois polychrome à deux colonnes corinthiennes cannelées ornées de feuillage en haut et en bas; fronton brisé avec pomme de pin ; niches encadrées de chutes de fruit et d'ailerons et surmonté d'une corniche polygonale portant une urne entre deux pots à feu.
Le tableau central représente l'Annonciation. L'ange Gabriel apparaît à Marie occupée à lire la Bible. Le Saint Esprit est présent sous la forme d'une colombe.
Au dessus de la corniche, dans une imposante niche, une statue de la Vierge à L'Enfant.
Les belles portes de sacristie cintrées figurant des rinceaux et des anges thuriféraires porteurs d'encensoir ; au-dessus niches flanquées de chutes de fruit.
Les ailes, plus basses que la partie centrale, à gauche les dévotions nouvelles : la statue de Saint Charles Borromé (1538-1584) Archevêque de Milan, réformateur de l'Église, apôtre de la charité, un des premiers évêques à appliquer les décrets du concile de Trente.
A droite une sainte populaire, Sainte Marguerite, dont le nom signifie perle. Elle est la protectrice des femmes en couches.
Les gradins de l'autel ont reçus un délicat décor de fleurs coupées : tulipes, roses, anémones.

Tabernacle, de proportions imposantes, il occupe toute la largeur de l'autel. Pavillon orné de huit colonnettes torses cannelées et ornées de pampres. Panneaux cruciformes avec statuettes du Christ et des quatre Evangélistes.

Les autels latéraux, Marie au nord, Saint Claude au sud. Evêque de Besançon, guérisseur de la méningite.

La photo du prête sur l'autel latéral marial est celle d'un enfant de la commune, Jean-Pierre Bermond.

Les blasons.

A gauche famille de Noinville cousins des Noinville de Bienfaite.
Au milieu et à droite Probablement des branches de la famille Le Sec de La Cressonnière.
Monstres du bailliage d’Evreux Come le Sec, seigneur de la Cressonnière se présenta armé de brigandines, salade et vouge accompagné d’un autre homme en semblable habillement, montés de trois chevaux.
Montfaut 1463
Recherche des nobles de Lisieux : Antoine le Sec, seigneur de la Cressonnière et Charité de Surville.

Le blason des d'Orbec (voir photo église de Bienfaite) est aussi présent.

Photo YB mai 2007
Exemple de graffiti ancien sur le mur de l'église. Leur étude reste à faire.