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Dernière mise à jour le :
Vendredi 21 Février 2003
17h30

 



Extrait du cadastre napoléonien de 1824.

Le hameau saint-Maur



La loi du 15 septembre 1807, établie par Napoléon, commande la création d'un cadastre parcellaire sur le territoire français. Ce travail ne sera réalité pour Bienfaite qu'en 1824. C'est ce plan
Ce plan, très précis, est joliment calligraphié à la main.

L'emplacement de la chapelle Saint-Maur, dont ce hameau tient son nom, y est encore mentionné par un symbole, ce qui signifie qu'à cette date le bâtiment n'existait plus, mais son emplacement était encore connu.

Le découpage des parcelles est intéressant. Autour des habitations regroupées en deux blocs (à droite et à gauche), de très petites parcelles, les courtils. Sur la partie centrale, qui est plate, le découpage des parcelles rectangulaires, peu large mais tout en longueur, ici 150m environ. C'est la trace des anciens labours. Cette longueur correspond au parcours de la charrue le plus pratique. Trop écourtée elle oblige à "tourner" trop fréquemment, trop longue il était malaisé au laboureur de maintenir la direction rectiligne du sillon.
Les labours ont été abandonnés en Pays d'Auge au cours des 18ème et 19ème siècle pour être couché en herbe pour l'élevage. A la révolution le canton n'était plus autosuffisant en grain. (voir les pages Histoire). Les grandes parcelles en haut à gauche sont des terrains en pente (vallée Verrier) difficilement travaillables et étaient sans doute depuis longtemps des herbages.


Le cadastre actuel, numérisé, est consultable sur le site du Conseil Général. Par contre il n'est pas tout à fait à jour, beaucoup de bâtiments existants n'y sont pas représentés.
L'examen montre de façon saisissante le regroupement, à la fin du 19ème siècle, des petits labours de deux à trois vergées en grands herbages de trois à dix hectares, de forme plus carrée et clos de haies.
Les courbes de niveaux altimétriques sont marquées en pointillés jaune pâle. 170 est l'altitude en mètres de la courbe afférente.
Plus de la moitié des bâtiments figurants sur le cadastre de 1824 n'existent plus.


Vitrail dans l'église de Bienfaite représentant la chapelle Saint Maur.

La façon dont sont habillés les personnages permet de dater cette peinture de la fin du XIXème siècle.
La chapelle est-elle reproduite d'après une ancienne gravure, ou bien est-elle une vue d'artiste, le fruit de l'imagination du peintre verrier ?