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Dernière mise à jour le :
vendredi 4 janvier 2008
23h05

 


L'EAU DE PUITS A BIENFAITE

Un immense gâchis

Sur les hauteurs, là où il n'existait pas de source ni de ruisseau, les anciens avait résolu l'alimentation en eau en creusant de nombreux puits qui fournissaient une eau de qualité, abondante et gratuite. Ils recueillaient aussi l'eau de pluie dans des citernes et les mares étaient nombreuses.
Après l'arrivée de l'eau de la ville, dans les années 1960, les puits seront abandonnés à leur triste sort et les mares comblées.

Puits privé à Saint-Maur. Il est situé au milieu de grands herbages. Le puits se trouve dans la partie gauche du bâtiment, la partie droite servait de salle de travail. On pouvait y laver et ranger les récipients de la traite.

Ci dessous, le mécanisme. Un frein à patin de bois ralentissait la chute du seau.

 

 

 

 

 




Pompe à chapelet.
De petits tampons en caoutchouc enfilés sur une chaîne à intervalles réguliers remontent l'eau.
La SARL Construction d'antan 76190 Allouville Bellefosse commercialise encore ces tampons. Une notice de montage est fournie par ce fabriquant.
La pompe de la photo, toujours en service, vient de faire l'objet d'un remplacement des tampons. Noter la fausse maille neuve (en clair) qui boucle la chaîne d'origine. Pour une meilleur conservation, il est conseillé de ne pas laisser les tampons à l'air libre.


D'autres puits étaient équipés d'une pompe "Dragor" plus moderne. Même principe de chaîne à chapelet mais le mécanisme est protégé par un carter. De plus, la tête de lion-gargouille permettait d'accrocher un récipient.
Actionnées à l'huile de coude, ces pompes ont un débit important. Quelques tours de manivelle et le seau est rempli. Plus écolo tu meurs !

 

 

Le puits municipal à Saint Maur.

En 1948 ce puits est équipé d'une pompe à moteur Jeumont.
En 1954 Mademoiselle Bessin autorise l'installation de bacs lavoirs près du puits pour la plus grande commodité des habitants.
En raison de la sécheresse persistante de 1961, le conseil municipal décide de limiter l'accès au puits pour les non habitants de la commune. De mémoire, ce puits n'a jamais été sec. La nappe d'eau est à une trentaine de mètres de profondeur.

  La photo parle d'elle même quant à son état d'abandon.

 

 

 




 

Puits privé à Saint Maur.

Abandonné au milieu d'un pré pâturé de plusieurs hectares. Il est profond de 25 à 30m (un petit caillou met trois seconde environ pour atteindre l'eau.), diamètre extérieur 1,60m. Maçonné en silex. Il était surmonté d'une pompe Dragor à chapelet, actionnée manuellement. (Cf ci-dessus).
Un pied d'aubépine a poussé juste au bord et commence à prendre de l'importance.

 

 

 

 

 

Il ne reste que le chapeau de la pompe posé sur la dalle ronde en ciment armé sur laquelle était fixé le corps de la pompe.
Cette semelle dépassait le sol d'à peine 20cm.
Il y a une trentaine d'année, la pompe était, presque, en état de fonctionner.

 

 

 

 

 

 

 

 

Puits public dans le bourg.
Le corps en fonte de la pompe a été scié à sa base pour la rendre inutilisable.
Il existait plusieurs puits publics ou privés dans le bourg. De plus, le château et quelques maisons du bourg bénéficiaient de l'eau pompée par le bélier dans le ruisseau de la Cressonnière.
Le Mannetoc et le Coudray bénéficiaient de nombreuses sources et puits. L'eau potable naturelle était abondante dans la partie basse de la commune.

 

 

 

 

Un des forages qui alimente la zone industrielle du Fossard. Un forage de 6m alimente en eau "industrielle" la Sogal.
Un autre de 8m alimente SNO qui bénéficie en plus d'un forage de 17m sur le site même de cet établissement, servant une eau d'une exceptionnelle qualité.
En raison du prix de l'eau de la ville, de nombreux agriculteurs réactivent des puits ou se font creuser des forages.

 

 

 

 

 


 

 

Je suis passé 50 fois devant sans jamais me douter que cette plaque de ciment cachait le puits du presbytère, aujourd'hui la mairie. Quatre tiges filetées cachées sous les feuilles mortes sur lesquelles était boulonnée la pompe marquent son emplacement.

 

 

 

 


Ce qui reste du bâtiment qui abritait le bélier hydrolique qui puisait l'eau du ruisseau de la Cressonnière pour l'élever dans le réservoir de la motte féodale, alimentant le château en eau courante.
Cet appareil n'est plus présent. Le bâtiment est vide.
Diamètre extérieur 4m, hauteur extérieure 2m. Murs en silex avec chaînage en briques. A l'intérieur le sol descend jusqu'au niveau du ruisseau.
Probablement construit au début du 19ème siècle, par le comte de Noinville.
Le toit carré à quatre pentes en tôle ondulée autrefois galvanisée, qui ne doit pas être d'époque, est dissimulé par un lierre invasif.


 

 

 

 

 

Puits dans le jardinet du logement du gardien du passage à niveau n°34 dans le bourg.
Situé sur un terrain privé, il a échappé au triste sort de ses collègues de la voie publique.
Ce puits a conservé sa margelle de pierre surmontée du treuil à main permettant de descendre un seau pour puiser l'eau. A la saison chaude, le seau, en le faisant baigner dans l'eau, servait aussi pour mettre au frais les produits alimentaires fragiles : beurre, fromage, viande etc.

 

 

 

 

Perdu ! Ce n'est pas un puits mais le contraire, c'est un puisard.

Il recueille l'eau du drainage du champs en arrière plan.
Le puisard est strictement interdit pour les particuliers depuis une loi de 1906 !
Les agriculteurs eux s'en tamponnent évoquant des contraintes économiques. Ainsi les nitrates, glyphosate et autres pesticides qu'ils répandent abondamment rejoignent plus promptement les nappes phréatiques !






Ce n'est pas un puits mais je ne savais pas dans quelle rubrique publier cette photo. C'est de l'eau.
Ce n'est donc pas de l'eau d'un puits mais c'est la plus grande mare de la commune.
Elle est bien cachée au Mannetoc. De forme rectangulaire, elle mesure 50m sur 30m. En contrebas des bois de la Motte, elle est alimentée par de petites résurgences et de l'eau des pluies.
Elle était connue des gamins qui allaient y pêcher des poissons (carpes, anguilles) au goût de vase, presque immangeables.


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