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Dernière mise à jour le :
mercredi 10 octobre 2007
15h30

 

Les calvaires de la commune


Le calvaire de La Cressonnière.

La croix en bois a été restaurée en 2003 par l'association des Amis de la Cressonnière.
Photo à gauche Amis de la Cressonnière, à droite YB 09/2007

 

 

 
Calvaire au lieu-dit Launay, sur l'ancienne route d'Orbec, rénové grâce à la générosité de M et Mme Delarue. Modeste croix de bois de deux mètres de haut, simple mais joliment ouvragée par M. Duhamel, menuisier à Orbec.

La précédente croix, en bois vermoulu, était tombée à terre. Une plaque de cuivre portant une date ainsi que quelques mots gisait au pied de l'ancienne croix se souviennent certains, mais elle avait disparue au moment où les travaux de restauration ont débutés.
Cette première croix aurait été érigée sur l’emplacement où fut inhumé un prêtre réfractaire, dont l’identité est inconnue, qui se cachait à Bienfaite, peut-être dans une des résidences de la famille des Hacqueville ou chez un de leurs amis sûrs. M et Mme Delarue ont découvert dans leur château de Launay des ornements sacerdotaux : soutanes, surplis, chasubles, ciboire et surtout une pierre d’autel gravée de cinq croix et incrustée d’un morceau de relique d’un saint, le tout ayant probablement appartenu à ce prêtre réfractaire.
Photo YB 2001



Calvaire de la Croix Floquet à la sortie du bourg, route de Frevaques.
Restauré en 1938, Floquet serait le nom du généreux donateur ayant financé cette rénovation. Plus personne aujourd'hui ne connaît ses motivations. Une autre version serait que Floquet soit un nom de lieu-dit.
La bénédiction s'est faite en présence des autorités civiles et religieuses le 19 octobre 1938.
Ce nouveau calvaire a remplacé un ancien calvaire ruiné.
Photo YB 10/2007

L’ BON GUIEU D’TCHEU NOUS.

L’Bon Guieu d’t’cheu nous n’est pa sraid’ biau,
Y a si longtemps qu’su sa crouaix d’pierre
Y reste au mitan du chem’tière
Quand y neige ou qu’y timb’ de l’iau.

Mai, j’veux conserver l’sien qu’j’avons
Ded’pis tant d’dinmanch’ qu’y no guette
V’ni ès offic’s en habit d’fête,
Y nous connaît tous pa nos noms.

Cha qu’est comme un vux camaraude,
Il a veu nos vieul’ gens s’n’aller,
Ch’est à li qu’jons dit un chap’let
Quand nout’ petiote était malade.

D’vant li j’veux raid’bi mett’ à g’noux,
J’y ai pus confianc’ que dans les jeunes ;
Y en a des biax dans l’s aut’ commeunes
Mais j’aim’ mux l’vux Bon Guieu d’tcheu nous.

MAGUE, Joseph (1875-1940)

 

 

 

 

 

 

 

 

Note. Les calvaires de la Croix Floquet et de La Cressonnière représentent un Christ à quatre clous, les pieds reposant sur un suppedaneum.
Pour continuer à faire "savant", le morceau d’étoffe servant à cacher la nudité du Christ se nomme un perizonium.