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Dernière mise à jour le :
samedi 21 septembre 2013
11h00

 


Tissage Lejuif au Fossard.
Moulin à farine attesté en 1807, converti en filature de laine par Charles Bardel vers 1843. Totalement détruit par incendie le 30 avril 1858 est reconstruit vers 1862 par René Lamidey. A nouveau incendié en 1864, est reconstruit par Frédéric Dutheil vers 1868. Exploité en 1878 par Peulvey, est augmenté d'un atelier de fabrication de feutre en 1897.

L'industrie textile prospéra dans le Pays-d'Auge entre 1830 et 1870. Le travail de la laine l'emportait dans la vallée de l'Orbiquet. Les filatures mécaniques supplantèrent le travail familial puis artisanal. Le tissage se modernisa après 1850. L'énergie hydraulique fut remplacée par les machines à vapeur après 1860. D'ou la haute cheminée de la photo. Un canal de dérivation de la rivière l'Orbiquet passe au pied de cette cheminée. Une grande roue à aubes existe encore dans le bâtiment perpendiculaire à cette cheminée.

Les bâtiments photographiés furent construits vers 1868.
Ils furent vendus par Mrs Léonce Abaye et Fournier le 16 Mars 1905 à M et Mme Lejuif. Cette carte postale est donc postérieure à cette date. Les Ets Lejuif, rubanerie de fils de lin et coton, cessèrent leur activité vers 1936.

Entre 1940 et 1944 la Wehrmacht utilisa les locaux transformés en ateliers de mécanique pour les besoins de l'armée allemande.
Ces locaux furent achetés par Jean Martin en 1941 pour une activité de filature. Christian Martin prend la succession de son père et lance une activité de ouatinage (calorifuge) en 1950. Les Ets Martin fermèrent en 1976.

M. Jacques Pecquet, PDG de la Sté SOGAL, traitements de surfaces, achète ces locaux en 1982. Cette activité s'y poursuit aujourd'hui (2007).
La Sté Sogal stoppa sont activité à Bienfaite en 2013, se concentrant sur son site de La Vespière.

La cheminée a été abattue pour des raisons de sécurité en 1988.
Le cèdre du Liban dont on aperçoit la cime à gauche de la carte postal, devenu avec les ans de dimensions imposantes, fut abattu par la tempête de Noël 1999.

53 ouvriers en 1844, 21 ouvriers en 1913, 16 ouvriers en 1917. 32 personnes en 2003.
Cette usine est située le long de la route de Lisieux. Au fond, sous le timbre postal, les premières maisons du bourg.





La roue à aubes vue d'amont. Côte à côte, la plus grande roue de la vallée (largeur 3 m, rayon 3,50 m), et un petit bâtiment, surmonté d'une cheminée (visible sur la carte postale en haut), qui contenait chaudière et machine à vapeur et était relié au reste de l'usine par une barre de transmission.
Détails de la roue vue de l'intérieur du toit de protection. Si les parties métalliques sont encore en bon état, les parties en bois sont très dégradées.
Le train d'engrenages à l'intérieur du bâtiment. La grande roue dentée mesure environ 2m de diamètre. Les dents sont en orme.
Photos prises avec l'aimable autorisation de la Sté Sogal J.C. Janvier déc. 2006

 

 

 

 

 

 

 

Septembre 2013. Contribution et témoignage de M Christian Lequesne :
Juste en amont des vannes, (10m), il y avait un déversoir avec une énorme vanne en cas d'inondation sur le canal. (la maison et une partie de l'usine sont en dessous du niveau de l'eau.)
Le déversoir guidait une petite partie de l'eau vers un tunnel qui passait sous l'usine et rejoignait, 30m (au pif) en aval de la roue, le canal. C'était la chasse d'eau à la romaine pour le personnel.

50m (au pif) en amont de la roue, il y avait une toute petite vanne que j'actionnais quand j'étais bambin... en douce. (Flèche rouge à droite).
Elle amenait de l'eau à un lavoir minuscule, juste derrière la buanderie (entourée d'un cercle) que ma grand-mère puis mon oncle René ont occupée jusqu'à leurs décès respectifs. L'eau passait ensuite sous une petite tour hexagonale contenant trois WC disposés en rond. La tour a été rasée par la Sogal.
L'eau rejoignait l'Orbiquet par gravité à travers les prés. Bref l'eau courante au bon endroit sans aucune pompe.
Futés nos anciens.

Commentaires sur la carte postale du haut de page :
La grande maison perpendiculaire à l'usine était la maison - j'y ai joué - de mes grands parents, M et Mme Saint-Denis, à gauche. La partie droite formait les bureaux de l'usine.
J'en déduis que l'unique femme devant la maison est ma grand-mère: Joséphine Rachel Adélaïde Hue, épouse Saint-Denis. (j'adorais ses prénoms) L'homme devant peut être mon grand-père (?), Arthur Saint-Denis.
Au centre du parterre, il y a quelqu'un ou quelque chose que je ne distingue pas.

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A gauche, photo YB septembre 2013

Photo de la buanderie (entourée d'un cercle) prise en septembre 2013, dont parle M Christian Lequesne.
Au rachat de l'entreprise par M Pecquet, fondateur de la Sogal, René Saint-Denis, célibataire, qui habitait toujours la partie gauche du bâtiment administratif après le décès sa mère, fut relogé dans cette petite maison. Il y resta presque jusqu'a son décès en 1998. Il était la "mémoire" de la commune de Bienfaite.
René Saint-Denis fut un copain d'école de Roger Lanquetot. Ils jouaient ensemble devant la maison de la filature.

 

 

 

A droite, photo YB septembre 2013

M Pecquet, directeur de la Sogal transforma le bâtiment administratif en modifiant les ouvertures de la partie gauche. La partie droite est restée identique à la carte postale.
Le frêne centenaire à droite fut planté par Roger Lanquetot, propriétaire du terrain et René Saint-Denis lorsqu'ils étaient enfants.

En complément sur l'usine Lejuif et la famille Saint-Denis, voir la photo en 1913 du personnel de l'usine.