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Dernière mise à jour le :
samedi 3 avril 2010
18h00

Ce moulin était situé dans le bourg, sur le ruisseau de la Cressonnière. Sa dernière activité connue était une tuerie particulière. On appelait ainsi un local servant d'abattoir à un boucher rural.
Il y eu jusqu'à onze établissements hydrauliques à Bienfaite et la Cressonnière. Déjà en mauvais état sur la photo, il a été démoli au début des années 1950.


Photo collection M Cudorge

Photo ci-après. A gauche, le pont du chemin de fer enjambant le ruisseau de la Cressonnière. Sur la droite du pont, après le lavoir, le bâtiment blanc renfermait le bélier qui pompait l'eau pour le château. Ce bélier, réparé dans les années 1950, faisait un bruit épouvantable, ce qui a motivé sa mise hors service. Le lavoir, en aval du moulin, était muni d'un dispositif d'adaptation au niveau d'hauteur d'eau du ruisseau, qui variait selon que l'on se trouvait en période de retenue ou d'éclusée.


Cette vue montre le dénivelé de la chute d'eau du moulin. L'arrivée de l'eau s'effectuait "par dessus", c'est à dire que l'eau était amenée via le bief sur le dessus de la roue.
Ce moulin fonctionnait par éclusées. Le débit trop faible du ruisseau n'aurait pas permis seul l'entraînement efficace de la roue.
Deux canaux devant le château et la prairie entre ces deux canaux, constituaient la réserve d'eau pour les éclusées. Ce dispositif avait aussi pour but d'élever le niveau de l'eau par rapport au niveau naturel du ruisseau. Les durées de retenue et d'éclusée étaient strictement réglementées.
Ci-dessous extrait du cadastre de 1824 où ces canaux sont visibles. Le canal qui longe au plus près le château (en forme de L sur le plan) a aujourd'hui complètement disparu.

Le nord de la carte est à droite. Le ruisseau s'écoule vers le nord.
Ajouté sur le cadastre :
En B le canal porteur de baignage (arrivée de l'eau). Ce canal était mis en eau par ouverture des vannes de dérivation plus en amont sur le ruisseau de la Cressonnière.
En P Sous la route, le pont dévacuation de l'eau de baignage qui repartait, via le fossé, vers le lit principal du ruisseau.
En M le moulin des photos ci-dessus.
Dans le E de DE de l'original, teinté en vert plus soutenu, le bassin de retenue alimentant le moulin.



En bas de la route de Fervaques, juste avant l'embranchement de la route du Coudray, quasi invisible, ce petit pont de pierre semble bien inutile. Eh bien il servit et sert encore !
Récemment restauré par la DDE, le pont d'évacuation de l'eau de baignage en bout du du canal porteur B (complètement à droite) sur le cadastre ci-dessus.
Cette pratique a perdurée jusqu'au début des annés 1960.
Il recueille encore l'écoulement des eaux pluviales des routes, ancienne et nouvelle, de Fervaques. Le fossé part vers la gauche rejoindre le ruisseau de la Cressonnière.
En arrière plan, le pré baignant et la vallée de La Cressonnière.


Hiver 2009/2010. Un nettoyage a mis au jour le système de retenue du ruisseau.
Le déversoir de la retenue en cas de trop plein.


Le mur de retenue, avec à droite le haut du déversoir et la vanne de vidange vers le ruisseau.


Le ruisseau de la Cressonnière. Il suffirait de colmater la brèche dans le mur pour remplir de nouveau le plan d'eau.
A droite, le champs se nomme encore, le pré de l'étang.


Vestiges de la vanne d'alimentation du moulin. Deux solides poteaux de granit entre lesquels coulissait la vanne métallique d'ouverture et fermeture de l'alimentation en eau du moulin.
Après la vanne, l'eau passait sous la route avant d'arriver au moulin.
Largeur entre les deux rainures visibles sur chaque poteau: 0,90m.
La pratique du baignage a perdurée après la démolition du moulin. Devenue inutile, cette ouverture a été obturée par des briques ouvragées de façon à se fondre dans le mur.