VIVRE A

SAINT-MARTIN-DE-BIENFAITE - LA CRESSONNIERE

Un village en Normandie



Pas de bonnes poules sans bon coq.

Bienfaite, présentation

Bienfaite en 1900 Photos

Camembert Lanquetot

Le patois

Liens

La politique

Histoire

LES GENS D'ICI


Page d'accueil

 

Dernière mise à jour le :
dimanche 20 août 2017
17h30

 



Les frères BESSIN - SOCIETE NORMANDE d’OVOPRODUIT S.A

Voir le site officiel de l'entreprise SNO

Voir la plaquette descriptive en photos de SNO (En format PDF) SNO

AOUT 2017.

Œufs contaminés au Fipronil : certains producteurs du Bessin s’interrogent sur les pratiques.

https://actu.fr/normandie/castillon_14140/affaire-oeufs-contamines-certains-producteurs-bessin-sinterrogent-sur-pratiques_11570139.html
Publié le 18 Août 2017 à 8:05 (©La Renaissance Le Bessin)

Même s'ils sont peu nombreux dans le secteur, certains producteurs de la filière voient en ce nouveau scandale alimentaire un événement symptomatique du secteur.

« Vous seriez venus nous voir s’il n’y avait pas ce scandale ? », s’interrogent Pascale et Christian Cédra. Les producteurs de La Ferme du Val Fleuri, basé à Castillon, ne sont pas dupes. Si tous les projecteurs sont braqués sur leur filière depuis des semaines, c’est avant tout pour une raison : le fipronil

Il s’agit de ce fameux produit phytosanitaire utilisé pour lutter contre les poux rouges, dont sont victimes les poules pondeuses. Un insecticide, pourtant interdit dans le traitement des animaux destinés à l’alimentation, utilisé frauduleusement par deux Néerlandais, qui seraient à l’origine de cette crise en passe de devenir européenne.

« Maîtriser tout »

Le fipronil ? « Je ne connais pas, je n’ai jamais eu à m’y intéresser car je n’utilise pas ces produits », assure Pascale Cédra. À côté de son exploitation de petits fruits, en agriculture biologique, cette ancienne ingénieure agronome possède un élevage de poules (en non bio) depuis 2000. Grâce à son millier d’animaux aujourd’hui, elle produit environ 5 000 œufs par semaine.

Pour nourrir ses poules en provenance de la Manche le plus souvent, pas de soja, d’huile de palme ou d’OGM, seulement des aliments à base de céréales (en plus de l’herbe des parcelles) en provenance de « la grande-Normandie ». Autrement dit, elle a le sentiment de « maîtriser tout ».

Sur des parcelles de 40 mètres fois 20 environ, Pascale Cédra dispose d’une centaine de poules. Les animaux ont accès à leur nourriture à un bout du terrain, et à l’eau de l’autre bout. Autrement dit, elles passent un maximum de temps à l’air libre.

Madame Pascale Cédra.
Crédit photo : (©La Renaissance Le Bessin)

Elle alimente quasi directement les consommateurs à travers des petites structures à Bayeux ou Caen : boucherie, fromagerie, supérettes de quartier… Pour l’heure, le scandale a eu peu d’impact sur sa production. Mais Pascale s’attend à « devoir répondre à une demande ». L’éleveuse sait dire non.

« C’est notre force. Si on dit ‘oui’, c’est notre perte », car c’est prendre le risque d’ « exploser » une production aujourd’hui mesurée, équilibrée.




Ce scandale « m’encourage à accélérer la cadence pour terminer mon installation », livre Thomas Le Barbey, ancien responsable élevage au lycée agricole Le Robillard, à l’Oudon, sur le point de rejoindre les quelques éleveurs du Bessin. D’ici quelques mois, il élèvera 600 poules à Vaubadon. Lui aussi s’inscrit dans une volonté d’avoir « le moins d’entrants possible dans l’exploitation ».

On fabrique notre alimentation ici à la ferme, rebondit Cyril Vallée, basé plus au sud à Saint-Jean-le-Blanc. Notre seul complément alimentaire vient du grand-ouest. » « Les insecticides, ça sert à quoi ?, s’interroge ce producteur aux 1 000 poules Marans choisies… car elles étaient moins productives que les autres. C’est lié à nos conditions d’élevage, à la densité propice aux parasites. »

C’est tout sauf anodin si Pascale Cédra dispose ses poules sur de vastes parcelles en plein air, avec en moyenne 8 mètres carrés par poule. Soit le double des normes en agriculture biologique. Quid des plus gros, voire beaucoup plus gros producteurs alors ?

La Société normande d’ovoproduits par exemple, basée à Saint-Martin-de-Bienfaite-la-Cressonnière, près de Lisieux, revendique une capacité de production de… 300 millions d’œufs. Contactée, la société assure ne pas vouloir s’exprimer sur ce sujet brûlant pour le moment.

« Ne pas verser dans la caricature »

« Il ne faut pas verser dans la caricature non plus, nuance de son côté Mickaël Marie, le directeur de l’Association bio Normandie. Il y a des filières longues qui sont contrôlées. Je pense au lait en Normandie par exemple. » Il ajoute : « Je trouve malgré tout ahurissant que seulement deux startupers aient réussi à fragiliser le système européen. » Le responsable aboutit ainsi à une conclusion répétée par la plupart de nos interlocuteurs :

“ « Plus la chaîne est longue, plus il y a d’intermédiaires et donc plus il y a de risques. » Même si le risque zéro n’existe pas.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

NDLR YB : SNO n'est pas "producteur d'oeufs" mais exerce dans deux secteurs d’activité :
• Le Négoce
• La Casserie d’œuf

Sur le site officiel de l'entreprise SNO, le chiffre de 300 millions d'oeufs cité dans cet article représente la capacité annuelle de traitement de l'entreprise.

Note : La France produit 14,7 milliards d'oeufs par an, soit l'équivalent de sa consommation.
Mais elle achète 10 % des volumes consommés à l'étranger pour des questions de prix ou de disponibilité.
(lesechos.fr Le 17/08 à 16:33)



SITUATION DE L'ENTREPRISE SNO EN AVRIL 2012.
Source, site de Calvados stratégie : http://www.calvados-strategie.com/fr/portraits/bessin-por62.html Portraits d'entrepreneurs du Calvados

Entretien avec Gilles BESSIN, PDG de la Société Normande d'Ovoproduits :

L'œuf sous toutes ses formes

Qui de l'œuf ou de la poule ? Gilles BESSIN, lui, a choisi. Depuis son plus jeune âge, l'homme se consacre à l'œuf sous toutes ses formes. A la tête de la Société Normande d'Ovoproduits (SNO), cet augeron est aujourd'hui le premier négociant et le cinquième casseur d'œufs en France. Fruit du rachat des Établissements Bessin et Prestavoine, casserie d'œuf située dans la Manche, la SNO est une entreprise industrielle familiale présente sur le marché de l'œuf depuis plus de 40 ans.

La première casserie
Fondée par M. BESSIN père, l'entreprise a commencé son activité par le négoce d'œufs dans la région d'Orbec. En 1970, les clients habituels de l'entreprise cherchent à sous-traiter le cassage et la séparation des œufs : la casserie est créée. En 1995, Gilles et Bertrand BESSIN reprennent l'entreprise de leur père et rachètent une casserie dans la Manche, les Établissements Prestavoine, pour créer la SNO. L'évolution de la clientèle se fait alors rapidement. Afin de répondre à cette croissance, les deux frères rachètent l'usine LANQUETOT à St Martin de Bienfaite, l'aménagent et y centralisent leurs activités. La capacité en 2011 atteint 7 000 tonnes d'ovoproduits, soit 150 millions d'oeufs cassés chaque année. Les derniers investissements, réalisés en 2012, permettront de doubler l'activité. Les ovoproduits - entiers, blancs et jaunes - se présentent sous forme liquide, en conditionnement de 10 à 25 000 kg. Ils sont destinés aux biscuiteries, pâtisseries industrielles et plats cuisinés. Les premiers clients dans le Calvados sont la Biscuiterie Jeannette (Caen) et Tartefrais (Falaise).

600 millions d'oeufs commercialisés
Cette croissance, la SNO la doit tant à l'évolution de la demande qu'à l'augmentation des exigences de qualité. Alors que la pasteurisation a été une révolution pour la conservation et la distribution des ovoproduits, les normes liées à la qualité, à la sécurité sanitaire ou au bien-être animal rythment aujourd'hui un marché où les prix fluctuent de manière très importante et qui nécessite expérience et anticipation. Gilles BESSIN, responsable de ce secteur, a commercialisé en 2011 600 millions d'œufs. En 2010, l'entreprise qui compte 30 salariés a réalisé un chiffre d'affaires de 36 M€. Il devrait dépasser les 50 M€ en 2012.

Le Pays d'Auge
Gilles BESSIN est un amoureux du Calvados : "Je suis né là, c'est un fief. Notre famille et notre activité se sont construites ici. J'aime le Pays d'Auge, ses vallées et son relief à 35 minutes de Deauville et de la mer". Entreprendre en Calvados, une idée simple… comme l'œuf de Colomb.
Photo de Gilles Bessin : Calvados stratégie.

 


SITUATION DE L'ENTREPRISE EN MARS 2004.
Sous l'impulsion des deux jeunes frères Bessin, l'entreprise de leur père Jacques s'est développée. C'est maintenant une petite PME moderne.
SNO emploie 22 personnes en deux équipes. Les locaux ont été rénovés et modernisés pour les adapter aux normes d'hygiènes. L'informatique a fait son apparition. Un labo d'analyse a été installé et une jeune diplômée en biologie recrutée. Cette personne est aussi responsable qualité, l'entreprise ayant entamée une démarche de certification ISO.

 



SITUATION DE L'ENTREPRISE EN MARS 2000.
Gilles BESSIN (Président du conseil d’administration) et son frère Bertrand BESSIN (Directeur général) dirigent l'entreprise. Ils ont repris une activité commencée par leurs parents. Les BESSIN ont de tout temps fait du négoce B.O.F. (beurre, oeuf, fromage) dans la région d’Orbec. Le grand père, René Bessin, a été Maire de Bienfaite (voir liste des maires).
En 1965 les clients habituels, des biscuiteries, n’ont plus voulu faire leurs produits à partir d’oeufs entiers et ont demandé aux parents Bessin de livrer séparément du blanc et du jaune d’oeuf, origine à cette époque de la première casserie.
En 1995 les parents Bessin, désireux de prendre leur retraite, cédaient l’affaire à leurs deux fils qui créaient SNO.
Volume d'activité négoce : 6.000 tonnes soit 100 millions d'oeufs.
Volume d'activité casserie (en 1999) :
Type de produit Quantité en tonne Nombre d'oeufs
oeuf entier liquide 1.852 37 millions
oeuf entier congelé 64 1,28 million
blanc liquide 375  
blanc congelé 15 8,66 millions
jaune liquide 40  
jaune congelé 1  
Total 2.347 46,94 millions
L'objectif est de doubler ce volume d'activité et d'arriver à traiter 4.425 tonnes. Les nouveaux locaux de Bienfaite permettent cette extension. Les oeufs proviennent à 80% du Grand-Ouest. Pour mémoire, la production annuelle d'oeufs en Europe est de 90 milliards, en France 15 milliards.
L'entreprise emploie 15 personnes avec pour objectif de passer à 20 personnes.

  Synoptique de fabrication  
  Stockage  
  Déballage manuel -- récupération oeufs cassés
  Cassage -- coquille vers local déchets
oeufs entiers Séparation blanc / jaune  
  Pré-filtration et filtration  
  Stockage intermédiaire  
  Pasteurisation à 68°/ homogénéisation  
  Conditionnement  
  Stockage à froid