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SAINT-MARTIN-DE-BIENFAITE - LA CRESSONNIERE

Un village en Normandie

5/ Histoire de 1789 à 1872 : 2/7

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Dernière mise à jour le :
Dimanche 25 Novembre 2001
23h30

 


LA REVOLUTION

Avertissement de l'auteur Mr Delamarre :

1792 - 1804. Cette période de douze années est, sans contredit, celle qui offrira le plus d'intérêts. Les grands événements qui se sont passés pendant cette période vont nous révéler les caractères qui ne surgissent que dans les moments de troubles et de révolution. La disette qui a existé nous fera connaître les privations et la misère que les habitants de la commune durent supporter.
Autant que possible nous ne changerons rien à la rédaction des actes qui sont passés sous nos yeux; seulement nous ne copierons pas textuellement, car copier les fautes d'orthographe serait trop fatiguant. On sait quelle était l'instruction dans les campagnes: un dixième à peine de la population savait lire et écrire, et aucun, pour ainsi dire, n'avait la moindre notion de grammaire.
Nous suivrons en quelque sorte, pas à pas, les membres de la famille de Quitry; leur conduite politique pendant la révolution, est ce qui intéressera le plus les habitants de Bienfaite; nous apprendrons à connaître l'honorable conduite de M. le curé Boullie. (François Boullie fut nommé en 1772 vicaire de Bienfaite et est appelé, au commencement de 1780, à succéder à M. Gosselin, curé. Il restera curé de Bienfaite jusqu'à sa mort le 15 décembre 1821.)

Nous nous sommes abstenu de toute réflexion; tous les faits relatés sont incontestables, et au besoin si quelque contradicteur voulait les contester, nous aurions l'authenticité des signatures à opposer à leur dénégation.
A Saint-Martin-de-Bienfaite, le 25 janvier 1875. J.- E. DELAMARE

1792
Lorsque l'Assemblée nationale décréta la patrie en danger et qu'elle fit appel aux volontaires, la commune de Bienfaite fournit son contingent. Seize volontaires partirent de Bienfaite à deux dates différentes; les archives que nous possédons ne nous ont conservé que les noms de dix, que nous allons faire connaître, en transcrivant l'extrait du registre des recruteurs de la commune de Bienfaite. :

Volontaires
12 Septembre 1792, Jacques Lefranc, journalier, âgé de 28 ans, père de deux enfants, taille 5 pieds;
Guillaume-Victor Thouret, âgé de 19 ans, taille 5 pieds 6 pouces
Pierre Yvrai, âgé de 53 ans et est chargé d'un enfant qui à déclaré vouloir servir la nation en qualité de volontaire
29 septembre, Lebourgeois, tailleur d'habits, 20 ans 6 mois, taille 5 pieds 1 pouce
1er Octobre, Pierre Isabel, de Tordouet, demeurant à Bienfaite, 17 ans
3 Octobre, Robert Lieuvin, de Saint-Jean-de-Thenney, demeurant à Bienfaite, 17 ans
Michel Petout, de Bienfaite, âgé de 25 ans, taille 5 pieds
9 Octobre, Pierre Closloge, de Tordouet, âgé de 21 ans, taille 5 pieds
Jean Petout, homme marié, 28 ans.
Sept autres volontaires étaient partis au mois de Septembre précédent, ce qui porte à seize hommes le nombre des volontaires, dont l'équipement et l'armement ont coûté à la commune 4,687 francs.

1793

La famine se faisait tellement sentir que l'administration ordonna un recensement général. Le 10 Septembre 1793, Jean Yvrai et Jacques-Germain Périgot furent nommés par la municipalité de Bienfaite, lesquels après avoir prêté serment de se comporter fidèlement dans leurs fonctions, accompagnèrent, en vertu d'un arrêté du Directoire de Lisieux, en date du 23 Août dernier, les nommés Michel David, Regnoult Desfontaines, Pierre Loir et Gilles Brout, chargés de procéder, sans aucun délai, au recensement ordonné par la loi, de tous les grains existants, battus ou non battus, même de ceux encore sur pied, judicant par cet aperçu le nombre de boisseaux qui doit provenir du battage ou des grains non encore coupés.
Lesdits commissaires devront se transporter sans exception chez tous les habitants, distingueront soigneusement ceux qui récoltent de ceux qui ne récoltent point, désigneront le nombre des personnes de tout âge et de tout sexe qui habitant chaque maison et feront un état séparé des grains existant encore sur pied.

L'impôt excessif venait encore ajouter à la misère occasionnée par la famine. Nicolas Bedouin, procureur de la commune, fait connaître à la municipalité que le rôle de la contribution foncière est tellement surchargé que chaque particulier, au lieu de payer le cinquième de son revenu, ainsi que le prescrit le décret, en paie au moins le troisième, ce qui a motivé plusieurs requêtes et réclamations.

Razzia sur les biens des nobles émigrés.
Le 19 septembre, Lefranc et Duprey, commissaires nommés par le district de Lisieux le 9 Août, aux fins de l'estimation et division des biens des émigrés, se présentent à la municipalité de Bienfaite, laquelle leur adjoint deux des ses membres pour les accompagner et aider dans leurs opérations.
La municipalité réclame comme lui ayant été usurpé par le ci-devant seigneur :
1° Une petite portion de terre en cour, plant, contenant environ quinze perches, bornée : d'un côté, le chemin; d'autre côté et d'un bout en écusson, la cour de Jacques Chaumont, émigré, et d'autre bout le cimetière.
2° Une petite portion de terre en cour, plant, haies et arbres dessus étant, contenant environ une demi-vergée bornée : d'un côté, le chemin du bourg à l'église, d'autre côté et d'un bout, ledit Jacques Chaumont, et d'autre bout, le bourg.
3° Une portion de terre en jardin qui était ci-devant à la commune, y joint : le canal, la fontaine et les avenues, contenant une demi-vergée, bornée : d'un côté, ledit Chaumont, d'un autre côté, le chemin tendant de Saint-Pierre-de-Mailloc à Orbec, d'un bout, la rivière tendant au moulin du bourg.

Engagez vous qu'ils disaient…
Le sieur Pierre Poplu, l'un des premiers engagés volontaires, est revenu le 4 Octobre chez François-Etienne Gadier; l'autorité lui fait sommation d'avoir à rejoindre immédiatement son drapeau; mais, sur demande de Gadier, qui l'a cautionné, Poplu est laissé en liberté.

Encore la famine.
Les subsistances manquant complètement dans la commune, Pierre Masson et Jean Yvrai sont députés, le 6 du même mois, à Orbec, afin de pouvoir obtenir; et Pierre Guiot est désigné, à l'unanimité, pour aller à Paris, afin de faire rembourser la somme de 4.687francs qu'elle a payée pour l'habillement et l'équipement de 16 volontaires.

Le 16 Octobre, le recensement des habitants constate que la population de la commune est de 640 individus, et que, vu la rareté et le prix élevé des céréales, la commune ne pouvant récolter le blé suffisant à la nourriture des habitants, la municipalité nomme des commissaires pour aller au chef-lieu de canton pour se procurer du blé et exposer que les individus de la commune qui possèdent des subsistances, tant en propres que en fermages, sont au nombre de 23 familles, dont 11, composées de 53 personnes, ont du blé pour une année; 12 familles en pour 6, 8, 9 et 10 mois, lesquelles font ensemble 72 personnes, à déduire de 640, de sorte qu'il reste 568 individus à nourrir sans savoir où prendre des subsistances.

Encore la famine.
Le 18 du même mois d'Octobre est dressé l'état des rentes faites au Trésor et à la fabrique de la paroisse de Saint-Martin-de-Bienfaite, ainsi que celles faites à la confrérie de la charité, époque 1788.
Rentes dues à la fabrique : 30 l. 13 s. 06 d.
Rentes dues à la confrérie de la charité : 57 l. 08 s. 03 d.

Petits trafics.
Le 24 du même mois, les nommés Jean Levert et Letellier, de Tordouet, et Breton, de La Croupte, passant par Bienfaite, sont arrêtés par la garde nationale, parce que n'ayant point répondu au qui vive du factionnaire, François Aubry, celui-ci le leur a ayant répété quatre fois, leur déchargea son arme dans les jambes. Jean Durand, qui commandait le poste, les autorisa à s'en aller quand ils eurent justifié d'un permis obligatoire qu'ils avaient obtenu pour aller chercher du blé.

Pas de révolution sans fusils.
Le 13 novembre, la maire fait battre la caisse et sonner la cloche pendant au moins deux heures, afin de réunir tous les citoyens en état de porter les armes et pour qu'ils aient à se rendre au chef-lieu de canton. Hommes mariés et garçons se réunirent, mais tous refusèrent d'obéir aux ordres venus d'Orbec le 22 brumaire. En conséquence, le 17 du même mois, ordre leur est donné d'avoir à remettre les fusils qui leur avaient été confiés, ce qu'ils refusèrent de faire.

1794 LA TERREUR.

La chasse aux signes extérieurs de noblesse.
Le 27 frimaire 1794 un arrêté municipal ordonne que, conformément au décret de l'Assemblée nationale, seront démolies et détruites toutes les armoiries de féodalité qui pourraient se trouver dans la maison occupée par les ci-devant seigneurs, ainsi que toutes marques et fleurs de lys qui se peuvent trouver à l'église et celles qui porteraient l'effigie du ci-devant roi.

Aux armes citoyens.
Le 10 nivôse, quelques individus de Tordouet rencontrèrent dans la campagne de Saint-Germain des habitants d'Orbec, qui leur dirent de faire sonner le tocsin, pour que la halle d'Orbec fut remise à son ancienne place. En passant par Bienfaite, ils firent part de cette recommandation aux habitants de la commune qui s'empressèrent de sonner le tocsin. Le maire intervint, qui, par trois fois, s'empara des clefs de l'église pour empêcher la population de se réunir, et porta les clefs au curé qui refusa de les prendre, en disant qu'il craignait d'être persécuté encore une fois. Le sieur Certost dit qu'il voulait sonner parce que c'était leur cloche. En ce moment, un grand nombre d'individus, tant de Bienfaite que des communes voisines, se réunirent pour aller à Orbec, afin de faire remettre la halle à la place ordinaire.
La municipalité arrêta que l'on ne devait pas se réunir armé, mais nommer une députation pour présenter de vive voix les réclamations; cette députation fut immédiatement nommée, et, le même jour, se rendit à Orbec, où elle apprit que la municipalité d'Orbec gardait les deux tiers du blé qui se trouvait à la halle, parce qu'elle avait 3.600 citoyens à nourrir, ainsi que le constatait le rapport du citoyen Trevet, tandis que les communes voisines, qui s'approvisionnaient à la halle, avaient une population de 5.046 individus, suivant les listes de population présentées à la municipalité d'Orbec.

Toujours la Famine. Colère des femmes.
Quelques jours après, un attroupement de femmes, à la tête desquelles se trouvait Marie-Anne Bermanne, femme de François-Etienne Gadier, se rendit, vers les trois heures après-midi, au domicile de Nicolas Bedouin, procureur de la commune, et avec violence pénétrèrent dans sa chambre pour faire perquisition. Elles trouvèrent deux pains de chacun six livres; la femme Gadier dit à ses compagnes qu'elle n'en n'avait pas besoin, qu'elle en avait chez elle, qu'elles emportent ceux-ci; elles sont ensuite allées chez le sieur Bertout, percepteur, où elles ont brisé son armoire. La municipalité se rendit ensuite au domicile de Bertout et somma l'attroupement de se retirer. La femme Gadier insulta la municipalité, et, en menaçant Bertout, elle fut faire perquisition dans sa grange, mais ne trouvant que peu de blé, elles se retirèrent.
Faisaient partie de cet attroupement, la femme de François-Etienne Gadier, la femme de Thomas Marie, la femme de Jean Chanu, la femme de Jean Thomas, la femme de François Durozai, le femme d'Eustache Yvrai, la fille de Jean Pentout, tous de Bienfaite; Pierre Bellière, Rousselet, de Tordouet et plusieurs autres inconnus.

Nicolas Bedouin procureur de la commune est, conformément au décret de la Convention nationale, en date du 14 frimaire an II, nommé agent national.
Le 7 Janvier 1794, les habitants de la commune de Bienfaite, vu la disette qui existe, adressent aux représentants du peuple une pétition, à l'effet d'obtenir qu'il ne soit à l'avenir converti aucune terre de labour en herbe et de remettre en labour celles qui y étaient précédemment.

Des canons pour Bonaparte.
Le 9 du même mois il est descendu du clocher une des cloches pour servir à faire des canons pour le service de la défense de la patrie. Ce fut aussi ce jour, 9 janvier, que, à l'occasion de la prise de Toulon par Bonaparte, sur les escadres anglaises, eurent lieu des réjouissances publiques qui consistèrent en une procession qui eut lieu après les vêpres, où, en chantant le Te Deum l'on se rendit autour d'une bourguelée(1). A cette cérémonie assistèrent, le maire, les officiers municipaux, l'agent national et le conseil municipal de la commune.

La chasse aux nobles.
Julien Petithomme, dit Laforêt, demeurant à Orbec, fut celui qui enleva les fleurs de lys qui étaient à la croisée de dessous la flèche de l'église, et pour cela fut payé 50 livres, et Glasson, vitrier, 15 livres 15 sols, pour avoir remplacé une vitre garnie de fleurs de lys.

Ce fut le 11 du même mois de janvier que Jacques-Michel Bonhomme et Nicolas Bedoin, furent nommés commissaires pour apposer les scellés au domicile des personnes émigrées, conformément à la loi du 17 frimaire.
Le 4 pluviôse, le nommé Michel Prée, ancien homme d'affaire des seigneurs de Bienfaite, déclare qu'il est resté dans la maison de la citoyenne veuve Chaumont, les meubles suivants, étant dans une chambre à droite au haut du grand escalier; une armoire en bois de chêne fermant à clef, renfermant habits, linges et hardes à son usage; un lit garnit; un secrétaire; une petite table noire; dans la cave, une tonne de poiré; cette déclaration est signée : Margeot, veuve Chaumont, et Prée.

La chasse aux curés.
Le 2 ventôse, Michel Crespin est requis, au nom de la loi, de porter la cloche au Directoire de Lisieux. Le lendemain, à six heures du matin, faute par lui d'y satisfaire, il est sommé de se trouver le samedi suivant, à dix heures du matin, devant les administrateurs du District pour leur exposer ses raisons.
Ce ne fut cependant que le 11 du même mois que fut remis au directoire du District de Lisieux, les objets qui suivent : une croix d'argent, calice et patène, pesant ensemble 6 livres 5 onces 4 gros; la grande cloche de l'église et une petite de la chapelle Saint-Maur, le plomb pesant 55 liv. 1/4, les ferrements et battants des dites cloches.

Le 9 germinal, le maire, les officiers municipaux, l'agent national et le comité de surveillance, certifient que le citoyen François Boullie, pour éviter tous troubles, a cessé de dire la messe et de faire toutes fonctions curiales cejourd'hui, et qu'il continue de vivre parmi la population, en donnant tous les jours des preuves du plus pur civisme et républicanisme.
Seize jours après cette déclaration, les officiers municipaux et l'agent national de la commune dressèrent l'état de tous les linges et ornements garnissant le trésor de la fabrique de l'église paroissiale de Bienfaite.
Cet état comprenait :

  1. Une chasuble violette avec étole et manipule
  2. Une chasuble de damas rouge
  3. Une chasuble blanche
  4. Une chasuble blanche à croix rouge
  5. Une chasuble bleue
  6. Une chasuble rouge-rose
  7. Une chasuble verte
  8. Une chasuble vert foncé
  9. Trois chasubles noires
  10. Une chasuble de satin blanc
  11. Une chasuble en satin marbré, toutes avec étole et manipule
  12. Trois chapes bleues et rouges
  13. Trois chapes anciennes de satin
  14. Deux chapes noires
  15. Quatre tuniques, deux blanches et deux noires
  16. Trois devant d'autel
  17. Dix sept doubliers
  18. Une boîte contenant plusieurs petits linges
  19. Quatre aubes avec leurs amiets
Argenterie
  1. Un soleil avec sa couronne
  2. Un calice avec sa patène
  3. Un encensoir avec sa navette et sa petite cuillère
  4. Un ciboire avec une petite custode
  5. Deux burettes
  6. Trois vases pour les saintes huiles, dont il y a deux attachés ensemble avec leur couvercle et leur virgule
  7. Une tasse d'argent
Cuivrerie
  1. Une lampe de cuivre
  2. Une croix de cuivre
  3. Deux plats
  4. Une petite navette
  5. Deux flambeaux pesant 1 liv. 4 onces 1/2
  6. Une lampe, une croix, deux plats, le tout pesant 7 liv. 3/4, et il y a en argent 8 liv. 5 onces
  7. Il a été trouvé, de plus, en linge, quatre surplis à enfant, une nappe, une serviette de double-oeuvre, un napperon et un nombre de dix-sept petits linges, deux devants d'autel, un bleu mêlé de blanc, l'autre tout bleu, deux bannières, le dais en son entier, une écharpe et un voile
  8. Deux petits plats d'étain, un bénitier de métal, deux campanelles et deux clochettes pesant ensemble 23 liv.
  9. Six flambeaux de cuivre avec deux encensoirs aussi en cuivre, une croix avec son manche aussi en cuivre
  10. Le plomb de dans les fonts baptismaux pesant le tout 69 liv.
  11. Un lutrin en fer avec deux vergettes, pesant 50 liv.
  12. Une lampe, une croix, un manche et le pied d'un encensoir, une plaque de fondation
Le courage d'un curé de campagne.
Cet état fait, le citoyen Boullie requiert les autorités de dresser procès-verbal de la remise qu'il leur fait des clefs de l'église, et déclare que, incessamment, il va prendre domicile à Lisieux, pour ôter à tous calomniateurs le prétexte de le dénoncer comme perturbateur et réfractaire aux lois qu'il à toujours exécutées avec ponctualité.
Le maire, les officiers municipaux et l'agent de la commune, reconnaissent que le citoyen François Boullie leur a remis bien exactement toute l'argenterie, tous les ornements et toutes espèces de meubles qui étaient dans la ci-devant église, sans en rien réserver, dont ils tiennent généralement quitte, le tout délivré en la maison communale le 26 germinal an II.
Le 28 germinal, le citoyen Boullie demande à la municipalité de conserver son domicile dans la commune de Bienfaite et que sa déclaration du vingt-six germinal par laquelle il avait demandé à aller habiter Lisieux soit considérée comme non avenue. La municipalité lui accorde sa demande, attendu que le citoyen Boullie est toujours doué des marques du plus pur civisme.

(1) Bourguelée. Feu de joie. (Duméril Dictionnaire du patois Normand Caen 1849). Ce feu était traditionnellement réservé en Normandie à la fête solsticiale de la Saint Jean et lié au culte solaire.
Des bourguelées étaient aussi allumées à la fête des Rois (en janvier).
Le soir venu, après avoir allumé le feu, on buvait du cidre, on chantait et dansait à la lueur du brasier.

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