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SAINT-MARTIN-DE-BIENFAITE LA CRESSONNIERE

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Fauconnier ou troubadour plus que chevalier, ce jeune homme photographié au cours d'une fête médiévale.

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Dernière mise à jour le :
Mercredi 5 Juillet 2000
22h30

 



GUILLAUME LE MARECHAL

Né vers 1145, quatrième fils de Jean le Maréchal, maréchal de la cour, c'est-à-dire contrôleur de tout ce qui touchait à la cavalerie et donc à la guerre, et fils cadet d'un second mariage, il fut placé en Normandie auprès de son cousin Guillaume de Tancarville pour être initié à la chevalerie. A vingt cinq ans en 1170, il fut remarqué et choisi par le roi Henri II Plantagenet pour garder et enseigner son fils Henri le Jeune.

Il s'illustra alors comme champion de tournois et devint entraîneur de l'équipe d'Angleterre conduite par Henri. A la fin de sa vie il se vantait d'avoir fait plus de cinq cents captures, toutes primées. Fidèle à son seigneur Henri le Jeune dont il était aussi le maître il participa à la révolte de celui-ci contre son père, en réussissant cependant à obtenir le pardon du roi Henri II.

Après la mort d'Henri le Jeune, obéissant à ses dernières volontés, il se croisa, partit pour Jérusalem, et de retour quatre ans plus tard, à quarante sept ans, il chercha à s'établir. Reconnaissant son courage et sa fidélité, Henri II lui promit Isabelle, princesse d'Irlande, qui lui fut donnée en mariage par Richard Cœur de Lion.

Par ce mariage, en entrant dans le baronnage royal, il réussit un changement de classe. Après la mort de ses frères il hérita de la charge de maréchal et participa à la grande politique.

Quand le roi Jean sans Terre, vaincu par Philippe-Auguste, dut abandonner la Normandie, il sut qu'il devait choisir à qui rendre hommage. Fin diplomate, envoyé comme ambassadeur de paix auprès de Philippe-Auguste à l'abbaye du Bec-Hellouin en 1204, il négocia, en promettant de rendre hommage au roi de France un an plus tard, si Jean ne parvenait pas à reconquérir la Normandie. Aussi, quand Jean délaissé par tous prépara sa succession, il le reconnut comme le seul homme capable de défendre son héritage et lui confia la garde de son fils Henri, âgé de neuf ans.
Il accepta d'assumer la tutelle et la régence.

A soixante treize ans, en 1217, il reprit même les armes pour défendre le royaume contre les français. Il remporta la bataille de Lincoln en abattant lui-même le Comte du Perche, représentant du fils de Philippe-Auguste, futur Louis VIII et "grand seigneur", reconduisit Louis jusqu'à la côte sans le faire prisonnier. Les anglais le lui reprochèrent, mais en cela comme toujours il restait fidèle à sa morale de chevalier.
En 1219, il mourut, chevalier de Dieu, c'est à dire templier. Il fut enterré dans l'église du Temple à Londres, où son gisant, au visage serein, a survécu par miracle aux bombardements de la dernière guerre.

Isabelle mourut un an plus tard, laissant cinq fils et cinq filles. Le cadet Richard, avait hérité des biens normands, et quand son frère aîné mourut en 1231, il voulut revendiquer en plus l'héritage fraternel anglais. Il débarqua au pays de Galles et s'empara du château de Pembroke. Il fut assassiné peu après en 1234.
A l'annonce de sa mort, le roi de France, Louis IX, ne pouvant plus longtemps tolérer que les terres des Le Maréchal fussent transmises à cette famille alliée aux plus hauts personnages du royaume d'Angleterre, prit possession des fiefs d'Orbec.

Dès lors, le domaine d'Orbec, le château et sa mouvance directe, devint propriété de la couronne de France et se trouva étroitement lié à l'histoire de la monarchie française.

D'après Elisabeth LESCROART-CAZENAVE, site de la Mairie d'Orbec http://www.mairie-orbec.fr pages consultées en Juillet 2000.

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