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LES BÂTIMENTS HISTORIQUES DU SITE DE BIENFAITE

Photos YB mars 2018.

Vingt après la fermeture de l'usine de Saint-Martin-de-Bienfaite, il reste une friche industrielle à l'abandon.
On a du mal à imaginer ces lieux aux temps de l'activité de la laiterie. Et pourtant !

Les photos qui suivent sont des images de désolation.
Les bâtiments présentés ci-après sont situés entre la canal de décharge des anciens moulins et la route Orbec-Lisieux RD519.

Les deux premiers bâtiment sont la propriété d'un particulier. Cette personne, aujourd'hui âgée, avait des intentions de transformations à destination culturelle. Ces projets n'ont jamais été réalisés.

Les dommages ne sont pas seulement l'œuvre du temps, aggravés par l'humidité dus à la proximité de la rivière. Ces bâtiments, très visibles de la RD519, ont été squattés, vandalisés.


La maison d’Émilie Lanquetot.
Cette maison devait déjà exister lorsque, en 1895, Léonce Abaye achète l'ancienne filature de Saint-Martin-de-Bienfaite et la transforme en laiterie. La partie reliant la maison au bâtiment à droite a été réalisée plusieurs années après cette acquisition.
Après l'achat de la villa "La Roseraie" à Orbiquet, la famille Lanquetot quitta cette maison.
Elle servit à loger les Directeurs succesifs du site, et dans les années 1950, M. Savary qui fut un grand dirigeant de l'entreprise.


Vue arrière de la maison.
Les pièces du sous-sol étaient utilisées comme locaux techniques pour l'usine.
L'étroit escalier sur la gauche donnait accès à un petit logement pour une secrétaire.



Les bâtiments industriels.
Ce bâtiment fait suite à la maison d'Emilie le long de la RD519.
La partie gauche à été surélevée d'un étage au début du XXème siècle.
On remarque, sur la partie en colombage, le quai de réception des livraisons des crèmes et des marchandises, ici fermé par une porte coulissante vers la droite.
La crème provenait des autres laiteries Lanquetot, Orbiquet notamment, et de petits producteurs fermiers qui valorisaient ainsi leur production.
Les livraisons de la collecte de lait s'effectuaient par la cour intérieure.


Le bâtiment, style anglo-normand, coté intérieur.
La cour intérieure est en contrebas de la route. Le rez-de-chaussée vu de ce coté est en réalité la cave, éclairée coté route par les soupiraux visibles sur la photo au dessus.

A gauche, en angle, l'entrée de la direction et des bureaux. L'escalier est dans la tourelle en saillie.
Sur la gauche, une petite baraque en bois abritait le bureau du pointeau et l'horloge pointeuse;
Au premier étage, les bureaux administratifs. En pignon, le bureau, à plusieurs fenêtres, de Maurice Lanquetot, puis celui de ses fils Pierre et finalement Roger.
Au second étage un logement, mansardé, éclairé par les chiens assis. Plusieurs secrétaires se succédèrent dans ce logement.

Dans la partie droite, au second étage, des bureaux.
Au premier étage la pasteurisation des crèmes.
La crème arrivait en bidons identiques aux bidons de lait. Un prélèvement était effectué à l'arrivage identifié, pour analyse de la teneur en matière grasse, facteur de la valorisation d'achat.
Au rez-de-chaussée la fabrication du beurre. Le process de fabrication fut modernisé au fil des années. D'abord en baratte puis en continu. Le beurre était emballé en plaquettes de 250gr puis évacué, par fenwich, en palettes vers un autre bâtiment de stockage réfrigéré.



Photo internet en noir et blanc, date vers 1990/1992.
Sur la gauche, les citernes verticales de stockage des arrivages de lait. Derrière, le bâtiment de fabrication des fromages.
Les livraisons de lait s'effectuaient par la cour intérieure, photos ci-dessus.
Ces installations ont été démontées après la fermeture du site en 1998.
Peu visible sur la photo, le canal de dérivation, quatre mètres de large quand même, s'épare bien le parking où sont garés les voitures de l'installation technique. En regardant bien on distingue les rambardes et muret censées empêcher le personnel de tomber à l'eau.
Sur la droite de la photo, un garage et "L'atelier de mécanique" selon l'appellation explicite de l'époque.
Aujourd'hui, l'herbe et des petits arbres ont remplacés ces belles installations modernes.



Ce qui reste aujourd'hui de l'atelier de mécanique.




Ce qui subsiste du bâtiment appelé "63".
Il abritait les haloirs d'affinage des Edam et Gouda. Des Edam étuvés étaient vendus "un an d'âge" (voir page étiquettes).
Acheté par un particulier qui avait commencé une transformation en appartements. Ce projet couteux ne fut pas mené à terme.
L'entrée est séparée de l'entrée des bâtiments ci-dessus.
Aujourd'hui il est loué à un brocanteur.
Sur la droite, la petite maison en briques rouges ne fait pas partie du "63", mais est une dépendance du moulin du Fossard.


Photos "petits trucs" divers.



Petite passerelle piétonne pour rejoindre la chaufferie, bâtiment à gauche de la cheminée.
La chaudière : tout d'abord à charbon, puis brulant du fuel lourd très polluant, mais moins cher.
Les tuyaux aériens qui partent vers la droite alimentaient en eau chaude les nouveaux bâtiments construits par Bridel, occupé aujourd'hui par SNO.

[NDRL Ce ponceau n'est pas répertorié dans la page Les ponts de Bienfaite 3/3. ]






Quelle pouvait être l'utilité de cette vanne ?
Selon son apparence, elle est à l'abandon depuis quelques lustres.

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